Theresa May, la Première ministre britannique, a appelé dimanche 29 septembre son propre parti à s'unir pour un bon règlement du Brexit. Cela rapporte Business Insider. May l'a fait lors du congrès du parti conservateur qui dure jusqu'au mercredi 3 octobre.
Un opposant majeur est Boris Johnson, l'ancien secrétaire d'État. Il n'est pas d'accord avec la ligne de May. L'ex-ministre Johnson a donc publié vendredi 28 septembre dans le journal britannique The Telegraph un article qui, selon lui, est une alternative le plan en six points est pour le brexit.
Le 'Chequers Plan' de May prévoit que le Royaume-Uni (RU) continuera de faire partie du marché unique européen des marchandises, mais ne participera pas à la libre circulation des personnes, des services et des capitaux. Cependant, cela a été rejeté par d'autres dirigeants européens. Johnson n'y voit également aucun intérêt, car cela limite les possibilités de conclure des accords commerciaux de manière indépendante après le Brexit.
La décision coûte déjà 560 millions d'euros par semaine
La décision de quitter l'Union européenne (UE) a coûté à Londres environ 560 millions d'euros par semaine à ce jour, selon une étude du Centre for European Reform. Cette organisation suppose, entre autres, que l'économie britannique est désormais 2,5 % plus petite que si une majorité d'électeurs avaient voté pour l'adhésion à l'UE en 2016.
L'étude s'est concentrée sur la période « juin 2016 à juin 2018 ». Selon le centre, qu'il qualifie de pro-européen mais aussi de critique, l'Etat britannique a déjà perdu près de 30 milliards d'euros par an de revenus. Par rapport à des économies similaires, l'économie britannique a faibli depuis la décision du Brexit. La croissance économique au premier semestre de cette année a été la plus faible depuis le second semestre de 2011.
Les entreprises investissent moins et semblent devenir très prudentes à l'approche du Brexit, prévu pour le 29 mars 2019. Il n'y a toujours pas d'accord avec les autres États membres sur comment et dans quelles conditions le Brexit sera mis en œuvre.
- Thérèse May
Les Britanniques moins confiants face au Brexit
Le cours historique des sondages depuis le référendum de juin 2016 montre que l'enthousiasme pour le Brexit est en baisse. A l'approche de la date de départ, le nombre de Britanniques qui disent regretter leur choix de voter pour le Brexit augmente.
la Centre national de recherche sociale a également fourni un résumé de 6 sondages récents. Cela montre qu'une majorité de 52% souhaitent rester dans l'UE, contre 48% qui optent pour un Brexit. Jean Curtice du Centre national de recherche sociale dit : "Il est important de déterminer s'il y a toujours une majorité en faveur du Brexit, même s'il n'y a pas de deuxième référendum."
Le fait qu'une petite majorité semble désormais favorable au maintien de l'adhésion à l'UE est dû à deux raisons : il y a des optants et des groupes qui regrettent de ne pas avoir voté lors du référendum et qui se déclarent finalement contre le Brexit.
Division sur le deuxième référendum
La question de savoir si un deuxième référendum est nécessaire est toujours en suspens grande division† De récents sondages montrent que 41 % des Britanniques sont contre un deuxième référendum et 40 % sont pour. Les partisans d'un deuxième référendum semblent avoir fait quelques gains territoriaux.
May vise un Brexit doux, selon l'analyste Samuel Tombs de Pantheon Macroeconomics. "Bien qu'un no deal ne l'est pas non plus fin du monde», déclarait récemment May. Malgré la résistance farouche des Brexiteers, May devra finalement opter pour un Brexit qui entretienne des liens étroits avec l'UE, estime Tombs. C'est le seul résultat qui puisse compter sur une majorité au Parlement britannique.
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