Le marché à terme du contrat d’avril 2018 a affiché contre toute attente une hausse significative à la fin de la semaine 23.
Au cours de la période écoulée, les échanges ont longtemps oscillé autour de 15 euros. Il semble y avoir peu de désir de négocier à un niveau de prix inférieur. En revanche, il n'y avait guère d'incitation à acheter, car la superficie en Europe occidentale aurait été augmentée de quelques pour cent.
La hausse du marché à terme vendredi 9 juin a été d’autant plus frappante. Les premiers contrats de la journée se négociaient à 15 euros avec un chiffre d'affaires important (388 fois) et le marché clôturait à 16 euros. C'est le plus haut niveau à ce jour de la saison en cours.
Explication de l'augmentation
La meilleure explication de cette augmentation est la sécheresse persistante, même après les pluies de ces derniers jours dans le sud (mais pas dans toutes les régions) des Pays-Bas, en Belgique (notamment en Wallonie) et dans le nord de la France. Un certain nombre d'acteurs des zones de culture mentionnées ci-dessus considèrent la situation liée à la sécheresse comme passionnante. Surtout compte tenu des prévisions météorologiques pour les 10 prochains jours.
Les producteurs des zones de culture du centre et du nord des Pays-Bas, par exemple, semblent surpris par l'évolution positive et inattendue du marché à terme. Les récoltes de pommes de terre « explosent », surtout là où les pluies sont tombées suffisamment. Statistiquement parlant, vers la semaine 26/27 (vers la fin juin/juillet), le marché commencera à choisir une direction plus large. La météo et les prévisions à long terme seront donc l'acheteur (ou "l'homme vendeur") en ce sens.