Le déficit pluviométrique en Belgique s’étend à tout le pays. La situation en Flandre occidentale est la plus désastreuse, mais d'autres régions connaissent également une sécheresse généralisée. Le mois de juin n’a apporté que peu de soulagement. De nombreuses pommes de terre sont cultivées surtout dans les zones sèches.
On a déjà beaucoup écrit sur le fait qu'il fait très sec dans la région côtière flamande. La sécheresse s’étend encore davantage à tout le pays, affectant également d’autres régions productrices. Cela ressort clairement des cartes du déficit de précipitations en Belgique publiées par Fiwap. La province du Hainaut est très sèche. D'autres précipitations sont tombées plus à l'est.
Maladies de carence visibles
Le manque de précipitations crée des scènes particulières dans les cultures de pommes de terre. Ce sont surtout les parcelles mal structurées et les champs très secs qui se démarquent désormais. Cela conduit à des maladies de carence, à des alternaries ou à des symptômes similaires. Des dommages à l'ozone, une carence en magnésium et en bore sont observés. Les dégâts sont particulièrement visibles sur les sols légers. La variété Innovator en particulier semble poser de nombreux problèmes.

La sécheresse s'étend
Sur la carte du déficit de précipitations, nous pouvons voir que deux régions se démarquent. Flandre occidentale et province de Hainaut (Hainaut). Le temps est également sec dans la Hesbaye (Hesbaye). Très peu de précipitations sont tombées ici depuis les semis, provoquant des pénuries. Au nord et au sud-est, le bilan hydrique est meilleur. De l'autre côté de la frontière, dans le nord de la France, il n'y a pratiquement pas eu de précipitations.
Transition de l'ancienne à la nouvelle récolte
Entre-temps, les usines belges de chips traitent les derniers restes de la récolte 2016, tandis que la nouvelle récolte démarre en douceur. La transformation à grande échelle des pommes de terre nouvelles ne démarrera que début août. Les prix contractuels des variétés les plus précoces (Amora, Sinora et Anosta) se situent entre 14,50 € et 18,00 € les 100 kilos. Des montants similaires sont payés pour des pommes de terre gratuites, rapporte Fiwap. De plus, les anciens Marquis, Fontane et Challenger sont toujours traités.
La qualité de la cuisson est décevante
Les rendements varient énormément de 20 tonnes par hectare, avec 45 % ou moins de 50 mm au-dessus, à 45 tonnes par hectare avec 70 % à 50 mm au-dessus. Cela dépend principalement du fait qu'il soit irrigué et dans quelle mesure. Globalement, on s'attend à 20 à 25 % de kilos en moins que la moyenne. C'est un problème pour les producteurs sous contrat, qui ne peuvent pas respecter leurs obligations. Les poids sous-marins sont bons ; entre 380 et 420. La qualité boulangère ne marque pas toujours des points élevés. Ceci est dédié au stress que les cultures ont subi en raison des températures extrêmement élevées du mois de juin.
Libérer le champ pour de nouvelles cultures
Dans son rapport de marché du 18 juillet, PCA évoque un prix indicatif de la pomme de terre gratuite de 18 à 20 € les 100 kg. Il s'agit de pommes de terre aptes à la friture, prêtes à être récoltées, d'au moins 60 % de 50 mm+ et d'un poids immergé d'au moins 360. Cependant, leur commerce est très limité. Certains producteurs sont en activité pour défricher la terre pour une deuxième récolte.
L’industrie doit épargner le producteur
Entre-temps, le Syndicat général des agriculteurs, défenseur des droits des agriculteurs, demande à l'industrie de la pomme de terre d'être indulgente avec les contrats. Selon le Centre d'essais PCA, le rendement des pommes de terre primeurs non irriguées ne dépasse pas 20 tonnes/ha et celui des pommes de terre irriguées 30 à 35 tonnes/ha. En raison de l’interdiction de récolte, très peu d’irrigation a pu avoir lieu. Les contrats obligent les producteurs à fournir le produit. Une règle qui a causé bien des maux de tête après les vendanges 2016. Cet été, les deux partis sont confrontés au même constat. Dans une lettre adressée à Belgapom, ABS appelle les producteurs à ne pas leur faire payer "le prix" car ils ne peuvent pas livrer les volumes contractés, écrit le site d'information Vilt.
Double problème
Les transformateurs contestent le fait que les producteurs ont eux-mêmes signé les conditions. ABS répond que les conditions ne sont pas négociables. Une clause de force majeure, comme on l'appelle dans la culture maraîchère, ne s'applique pas aux pommes de terre. En effet, la culture de la pomme de terre a également un marché libre, contrairement aux légumes industriels. Le porte-parole de l'ABS, Guy Depraetere, espère que le secteur de la pomme de terre reprendra des contrats et que les producteurs auront la possibilité d'ajuster le volume des contrats. L'année dernière, selon Depraetere, cela était parfois possible. Les clients s'abstiennent de prendre une décision. Après la récolte 2016, des discussions ont eu lieu avec certains producteurs concernés pour transférer les volumes manquants à l'année suivante. Cela a désormais un double impact sur ces entreprises.
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