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Une usine française supprime son contrat à prix fixe

14 Juillet 2025 - Niels van der Boom - Commentaires 10

Les producteurs de pommes de terre qui approvisionnent Mousline en France sont dans une situation difficile. L'entreprise ajuste ses contrats à prix fixe pour cette campagne afin, selon elle, d'« anticiper la situation économique difficile ». Par conséquent, l'entreprise demande aux producteurs du nord de la France de faire des sacrifices. Cela montre que même un contrat n'est pas inviolable.

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Les producteurs de pommes de terre qui ont pu obtenir des contrats à prix fixe avec leurs acheteurs cette saison se sentent en sécurité dans un marché extrêmement volatil. L'entreprise française Mousline prouve qu'un contrat n'offre pas toujours une sécurité à 100 %. Le volume reste garanti, mais le prix n'est pas entièrement garanti.

Moins cher sur prix fixe
Cette échappatoire était déjà prévue dans le contrat de livraison. Un prix fixe est garanti pour les pommes de terre à haute teneur en matière sèche jusqu'à 90 % du volume. La tranche de 90 % à 105 % inclut la possibilité d'un prix flexible, que l'entreprise a désormais choisi, comme l'a révélé une lettre adressée aux 130 producteurs. Boerenbusiness a mis la main dessus.

L'entreprise invoque la situation économique difficile pour justifier cette décision. La consommation et les prix de vente des sachets de poudre de pomme de terre sont sous pression. L'entreprise affirme s'efforcer de trouver un meilleur équilibre entre le prix de la pomme de terre et le prix de vente.

investisseur
Fondée en 1963, Mousline est située à Rosières-en-Santerre, dans la Somme, au nord de la France. Il y a plusieurs décennies, l'entreprise a été rachetée par le géant agroalimentaire suisse Nestlé, qui l'a mise en vente en 2021. Un an plus tard, Mousline a été rachetée par la société d'investissement française FNB, qui détient un portefeuille de diverses entreprises agroalimentaires nationales, allant des herbes et saucisses aux fromages et purées de pommes de terre.

Le nouveau propriétaire s'emploie à peaufiner la marque. Grâce à une annonce publique, plateforme d'investissement, qui permet à chacun de participer au capital de l'entreprise, a levé 1,13 million d'euros plus tôt cette année. Mousline revendique 70 % du marché français de la purée. Les Pays-Bas constituent également un marché important pour l'entreprise, où des sachets de purée en poudre sont disponibles dans tous les grands supermarchés.

Contrats sacrés
Fin mars, les transformateurs belges ont fait la une des journaux lorsqu'ils ont, tard dans la période contractuelle, falsifié les volumes sur papier. Cela a suscité la colère des producteurs et des défenseurs belges. Finalement, la décision a (apparemment) échoué. Il est inhabituel que ces contrats « sacrés » soient modifiés rétroactivement. Dans le cas de Mousline, cette possibilité existait déjà ; il n'y a donc pas eu de rupture de contrat. 

Ce n'est certainement pas la première fois que les contrats de pommes de terre suscitent la controverse. Cela s'était déjà produit en 2018. À l'époque, les producteurs cherchaient de l'espace, en particulier ceux capables de livrer le volume convenu. Si le marché des frites et autres produits à base de pommes de terre reste sous forte pression, ce ne sera peut-être pas la dernière fois qu'une usine décidera de réévaluer ses accords antérieurs. Pas pour la saison en cours, mais pour l'année prochaine.

Capturé
Les transformateurs sont également « piégés » par un contrat. Bien qu'ils aient théoriquement accès à la matière première, les prix pré-garantis contrastent fortement avec le marché libre actuel, qui permet à la plupart des entreprises de maintenir involontairement leurs coûts à un niveau élevé. C'est là le nœud du problème.

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