Dans un marché de la pomme de terre exceptionnellement difficile, les exportations constituent une lueur d'espoir, du moins en termes de volume, car les pommes de terre se vendent à des prix inférieurs à ceux des années précédentes.
Les exportations de pommes de terre destinées à la consommation ont progressé en décembre, dépassant légèrement les 70 000 tonnes. Le Sénégal et l’Allemagne, notamment, ont largement contribué à cette hausse en fin d’année dernière. À l’approche de sa nouvelle récolte, le Sénégal pourrait encore consommer une quantité importante de pommes de terre, ce qui a constitué une bonne surprise. Il en va de même pour l’Allemagne, qui disposera d’un stock plus que suffisant après sa récolte abondante de 2025.
Les premiers chiffres des exportations de pommes de terre de semence sont loin d'être décevants. Si les producteurs ont constaté que les négociants en achetaient des quantités importantes, nombre d'entre eux ont rencontré d'énormes difficultés pour écouler leurs Spuntas élevées en plein air. Le prix de cette variété a chuté de 70 à 80 € les 100 kilos en début de saison à moins de 20 € les 100 kilos ces dernières semaines.
Les chiffres allemands indiquent également que les pommes de terre de semence se vendent à des prix inférieurs à ceux de l'année dernière. En octobre, les prix semblaient déjà plus bas, mais en novembre, les prix à l'exportation ont dû baisser d'un quart. Par ailleurs, les importations de pommes de terre de semence ont également débuté à un niveau de prix nettement inférieur.
Le fait que les Pays-Bas aient finalement exporté plus de 300 000 tonnes à la fin du mois dernier est loin d'être une déception. Il est même encourageant de constater que les quantités nécessaires ont enfin pu être vendues. L'Algérie n'y est pour rien, car une forte demande de ce pays a permis d'exporter plus de 80 000 tonnes. Les ventes totales à l'Afrique ont même progressé pour atteindre 153 000 tonnes, ce qui, sur le long terme, constitue un bon résultat en ce début d'année.
Les ventes à destination de l'Asie se situent dans la moyenne des volumes exportés vers ce continent au cours des deux dernières années. Certains pays, comme l'Arabie saoudite, achètent légèrement moins car leurs exportations étaient excédentaires l'an dernier. Par ailleurs, la forte reprise des exportations vers la Syrie est un atout appréciable.
Les exportations vers les Amériques sont décevantes. Cela est entièrement dû à Cuba, qui n'a tout simplement pas les moyens d'acheter des plants de pommes de terre. La situation en Europe reste incertaine, mais c'était prévisible compte tenu de la forte baisse des prix des pommes de terre de consommation. Concernant les ventes aux régions pionnières, on constate notamment que l'Espagne a acheté moins de plants.
Néanmoins, la situation actuelle des livraisons vers les destinations européennes n'est pas source d'inquiétude majeure. En effet, la plupart des échanges commerciaux restent à venir et l'on prévoit que les surfaces cultivées en pommes de terre ne diminueront pas autant que prévu en début de saison. Si certains producteurs réduisent leurs surfaces cultivées, ils sont tout aussi nombreux à choisir de les stabiliser, comme en témoignent également les données disponibles. une enquête qui Boerenbusiness a détenu.