Avant le Nouvel An, de nombreux céréaliers leur avaient assuré qu'ils signeraient immédiatement le contrat sur les pommes de terre, malgré une baisse de prix d'environ 20 %, soit 4 € les 100 kilos. Maintenant que les détails des contrats sont dévoilés progressivement, certaines hésitations commencent à se manifester. Certains se plaignent ouvertement que les nouvelles propositions contractuelles leur donnent des sueurs froides.
Plus tôt cette semaine, le POC a de nouveau exhorté les producteurs de pommes de terre à ne pas signer aveuglément les propositions de contrat. L'industrie de la transformation recherche toujours le prix le plus bas possible, car cela améliore ses profits, a souligné Jasper Roubos, président du POC.
Surtout lorsque l'offre est suffisante et que les prix sont sous pression, il estime qu'il est important pour les producteurs de bien comprendre leur prix de revient et le prix auquel ils sont prêts à vendre leurs pommes de terre sous contrat. Roubos : « Il ne s'agit pas d'un marché libre avec des prix fluctuant quotidiennement, mais de choix délibérés de conclure des accords dès le début d'une récolte qui n'a même pas encore commencé. Si vous acceptez déjà un prix contractuel inférieur ou légèrement supérieur au prix de revient, je ne pense pas que vous procédiez correctement. »
Calculateur de coûts
Le POC, en collaboration avec des cabinets comptables et des consultants, a mis au point un outil de calcul des prix de revient. Et maintenant que les prix contractuels sont publiés, on rappelle cet outil aux producteurs de pommes de terre.
La question est de savoir dans quelle mesure les producteurs sont actuellement sensibles à cette situation. Certains se sont fermement engagés à cultiver la même superficie de pommes de terre que l'an dernier. Ils s'efforcent également de respecter leurs contrats. L'objectif est de couvrir au maximum les coûts de production et ainsi de réduire leurs risques. La baisse des prix est un aspect de l'agriculture contractuelle, mais en contrepartie, on sait à quoi s'attendre.
Malgré, ou peut-être à cause de, ce dernier point, un groupe de producteurs constate une baisse croissante de leur production. Pourquoi dépenser autant en loyer quand on sent intuitivement que les surfaces cultivées seront à nouveau trop importantes ? Bien sûr, tout peut arriver en cours de saison, mais la crainte d’une nouvelle année comme celle-ci est bien présente. Et à juste titre, évidemment.
Retrait requis de 15%
Pour relancer le marché de la pomme de terre, une réduction de 15 % est nécessaire, comme cela est suggéré depuis des mois. Cependant, les agriculteurs savent que les chances qu'une telle réduction soit mise en œuvre sont minces. C'est pourquoi certains producteurs de pommes de terre, par prudence, freinent leurs efforts. Ils plantent de toute façon légèrement moins de pommes de terre, afin de réaliser des économies.
Les informations concernant les nouvelles propositions de contrat commencent à circuler. Et ceux qui hésitent encore y voient la confirmation de leur intention de réduire leur production de pommes de terre. Des revenus moindres et des conditions plus strictes ne contribuent certainement pas à les rassurer quant à la prochaine campagne.
Des normes plus strictes concernant la couleur des pommes de terre et l'obligation de fournir une variété comparable en cas de défaut ont été mises en place. Les volumes contractuels sont conditionnés par la fidélité des producteurs aux acheteurs. D'autres conditions ont également été durcies, notamment celles relatives à l'achat de plants de pommes de terre, aux remises en fonction de la distance de transport et aux spécifications de calibre.
En résumé, les conditions pour 2026 sont mieux définies et détaillées. Sur le plan juridique et opérationnel, les règles sont plus strictes que l'an dernier. Cela concerne, par exemple, la responsabilité en cas de dommages, de mauvaises récoltes et d'enregistrement des cultures. Les dispositions relatives à l'utilisation des données sont également plus claires.