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Actualités Pommes de terre

Un contrat de 30 tonnes par hectare n'est pas un contrat.

13 février 2026 - Niels van der Boom - Commentaires 5

Alors que les producteurs de pommes de terre français sont en pleine négociation de leurs contrats et de la planification de leurs surfaces cultivées pour la campagne à venir, l'UNPT, l'organisation patronale, tenait son congrès annuel à Arras. Le président, Geoffroy d'Évry, a été catégorique : « Un contrat qui fixe seulement 30 tonnes par hectare à un prix fixe n'est pas un contrat du tout », a-t-il déclaré. « Si les surfaces cultivées restent inchangées, nous aurons le même résultat sur le marché cette année. »

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L’an dernier, la surface consacrée à la culture de la pomme de terre de consommation a atteint un record de 196.000 80 hectares. Cela représente une augmentation de 14 % par rapport à 2024 et un quart de plus que la moyenne quinquennale. Quatre-vingts pour cent de cette surface se situe dans le nord de la France. C’est au cœur de cette région que l’UNPT a tenu sa conférence annuelle à Arras le 29 janvier, en marge du salon Pom Pro.

Contrats dangereux
Les propositions de contrats présentées aux producteurs français sont similaires à celles des Pays-Bas et de Belgique. Lors de la conférence, il est apparu clairement que les transformateurs visaient une réduction des surfaces cultivées de 10 à 15 %. Les baisses de prix prévues dans de nombreux contrats sont comparables. De plus, les producteurs de pommes de terre parviennent souvent à fixer un volume de production inférieur à un prix fixe. Inacceptable, déclare Geoffroy d'Evry, président de l'UNPT. « Un contrat de 30 tonnes par hectare n'est pas un contrat. C'est simplement un moyen de lier un producteur à un acheteur. Ce type d'accord peut être dangereux. Les avantages proposés sont trop déséquilibrés. »

L'UNPT menace de prendre des mesures si les acheteurs ne se montrent pas plus conciliants envers les producteurs. Elle commencera par s'adresser aux syndicats. L'organisation entrevoit également des opportunités, au sein des politiques européennes, pour créer davantage d'organisations de producteurs de frites, de chips, de flocons et de pommes de terre féculentes. Dans ce nouveau cadre, les producteurs sont autorisés à se regrouper et à conclure des accords de prix afin de se protéger du pouvoir des acheteurs. Aux Pays-Bas, l'Organisation des producteurs de pommes de terre de consommation (POC) poursuit un objectif similaire, inspiré en partie par l'organisation française Gappi. La différence réside dans le fait que cette organisation, forte de 850 membres, approvisionne exclusivement les trois usines de McCain.

Réduction de la surface
L'UNPT est convaincue qu'une réduction des surfaces cultivées est nécessaire pour rétablir l'équilibre du marché français. L'organisation ne s'avance pas encore sur le montant exact. Une réduction de 10 à 15 % est envisagée. Dans ce dernier cas, les cultures diminueraient de 29 400 hectares, ce qui maintiendrait la surface cultivée totale à 166 600 hectares en 2023, soit 5 % de plus que la moyenne quinquennale.

Calculé sur la base d'un rendement moyen quinquennal de 40,84 tonnes par hectare, le rendement théorique s'élève à 6,8 millions de tonnes. Ce chiffre est nettement inférieur aux 8,5 millions de tonnes récoltées l'an dernier et également inférieur de 200 000 tonnes à la moyenne quinquennale. On estime que plus d'un million de tonnes de pommes de terre de consommation seront disponibles sur le marché français cette saison, pour lesquelles il faudra trouver des débouchés.

L'industrie de transformation démontre qu'il n'y a absolument aucun besoin d'approvisionnement supplémentaire en pommes de terre. En janvier, les entreprises n'ont acheté que 33 tonnes de pommes de terre sur le marché libre. Le total pour cette saison (depuis juillet) s'élève à 7 000 tonnes. Parallèlement, 284 000 tonnes ont déjà été importées. La transformation de pommes de terre en France a chuté de 16 % en janvier par rapport à l'année dernière.

Phase critique
« La filière pomme de terre française traverse actuellement une phase critique », déclare M. d'Evry. « Ce n'est pas la première fois que des difficultés surgissent, mais la grande différence réside dans l'ampleur des risques. Les coûts de production ont augmenté de 45 % entre 2020 et 2025. Le marché doit donc être réorganisé. » L'UNPT souhaite entamer cette démarche par une rencontre avec la CNIPT, l'organisation professionnelle de transformation, afin de trouver ensemble des solutions.

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