Le prix des frites en Belgique pourrait encore baisser, après avoir déjà atteint un niveau extrêmement bas. Belgapom applique une réduction de 33 % cette semaine.
Les prix de la pomme de terre chez Belgapom semblaient immuables cette saison. Hormis quelques semaines sans cotation, le prix de la Fontane, principale variété utilisée pour la production de frites, restait fixe à 1,50 € les 100 kilos. Jusqu'à cette semaine.
Aujourd'hui, une réduction de 0,50 € est appliquée. À ce niveau de prix, cela représente une perte immédiate d'un tiers de la valeur. Le prix s'établit ainsi cette semaine à 1,00 € les 100 kilos. Le prix de la variété Challenger a également été fixé à ce niveau cette semaine.
Belgapom publie également le prix moyen des contrats cette semaine en Belgique. Les pommes de terre Fontanes sous contrat sont payées 25 € les 100 kilos cette semaine, soit 25 fois plus que les pommes de terre de plein air.
Des programmes remplis de contrats
Les transformateurs, cependant, délaissent les pommes de terre issues de l'élevage en plein air. Ils privilégient les pommes de terre provenant de contrats de transformation. Ces quantités suffisent largement à satisfaire la demande. Malgré le prix dérisoire de la matière première, les vendeurs peinent à écouler davantage de produits dérivés de la pomme de terre.
Le problème ne réside pas dans la capacité des usines. Des investissements de plusieurs centaines de millions d'euros ces dernières années ont permis aux usines en Belgique et en France, mais aussi aux Pays-Bas et en Allemagne, de produire des quantités de produits nettement supérieures.
Les vendeurs n'atteignent pas leurs objectifs.
Cependant, les vendeurs n'ont pas atteint leurs objectifs sur le marché international depuis plus d'un an. De ce fait, les acheteurs sont contraints de rester passifs et de se limiter au remplacement de certains lots prévus en cas de défauts de qualité.
Les exportations subissent actuellement des revers importants. L'offre de pommes de terre de consommation et industrielles bon marché est abondante. Cependant, la concurrence est féroce sur un marché où la demande est faible. De plus, le transport constitue un facteur limitant. Pour les camions en provenance d'Espagne, les pommes de terre, par exemple, représentent un bon retour sur investissement. Or, si les importations de fruits et légumes en provenance d'Espagne sont faibles, les retours sur investissement ne présentent aucun intérêt. Cette situation est encore aggravée par la hausse des coûts de transport, pour lesquels l'efficacité est devenue primordiale.