L'Association des producteurs de pommes de terre d'Europe du Nord-Ouest (NEPG) exhorte les transformateurs de pommes de terre à clarifier au plus vite leurs besoins en matières premières de fin de saison. Selon la NEPG, il n'est pas économiquement viable pour les producteurs de stocker des pommes de terre pendant de longues périodes sans garantie de vente.
Les pommes de terre non contractuelles ou les lots présentant des problèmes de qualité risquent de ne pas trouver preneur. Selon le NEPG, les producteurs doivent être conscients des risques sanitaires et environnementaux liés à l'épandage des surplus de pommes de terre dans les champs. « Il est préférable d'opter pour des circuits de commercialisation alternatifs tels que l'alimentation animale, la méthanisation ou les dons à des organismes d'aide alimentaire », précise le NEPG dans un communiqué de presse.
L'Association des producteurs de pommes de terre d'Europe du Nord-Ouest (NEPG) appelle une nouvelle fois les producteurs et les transformateurs à réduire leurs surfaces cultivées en pommes de terre en Europe du Nord-Ouest. Une diminution de ces surfaces est nécessaire pour préserver la viabilité économique du secteur. Selon l'association, une stratégie à moyen terme est indispensable pour éviter la surproduction et les pressions sur les prix.
Selon le NEPG, les producteurs devraient éviter de produire des pommes de terre vendues à perte. Une réduction des surfaces cultivées permettrait de mieux équilibrer l'offre et la demande et ainsi de préserver la rentabilité du secteur.
Contrats et pommes de terre gratuites
L'organisation des producteurs les met en garde contre les risques liés à la signature de contrats. Les prix étant souvent fixes, les revenus supplémentaires proviendront principalement des pommes de terre « gratuites ». Selon l'organisation, cela souligne l'importance de limiter les surfaces cultivées, même en cas d'abondance de plants de pommes de terre.
Il est conseillé aux producteurs de ne planter que ce qu'ils peuvent raisonnablement vendre à un prix décent. Les contrats sans prix clairement défini doivent être refusés, selon l'organisation.
Les coûts restent un point d'attention.
Bien que les prix des plants de pommes de terre aient légèrement baissé, le NEPG prévoit une nouvelle hausse des coûts de production. Une augmentation des coûts de l'énergie, des engrais et du diesel est à prévoir si le conflit au Moyen-Orient se poursuit.
Parallèlement, l’organisation souligne que la filière européenne de transformation de la pomme de terre doit rester compétitive à l’échelle mondiale, sans pour autant compromettre la durabilité du modèle de production européen. Il demeure essentiel d’investir dans des variétés plus robustes, plus résistantes aux aléas climatiques et nécessitant moins d’intrants.