Shutterstock

Analyse Pommes de terre

Les transformateurs de pommes de terre sont pessimistes quant à l'année 2026.

21 mars 2026 - John Ramaker - Commentaires 3

Le marché de la pomme de terre est confronté à une faible demande et à une offre croissante, tandis que la transformation devrait fortement diminuer début 2026. Par conséquent, la pression sur les pommes de terre en libre-service et les débouchés commerciaux s'accentuent. Pour en savoir plus sur la transformation de la pomme de terre en 2026, consultez notre article.

Souhaitez-vous continuer à lire cet article ?

Devenez abonné et obtenez un accès instantané

Choisissez l'abonnement qui vous convient
Avez-vous un conseil, une suggestion ou un commentaire concernant cet article ? Faites le nous savoir

Le marché de la pomme de terre a connu une saison particulièrement difficile. La concurrence chinoise et indienne sur le marché des frites, les droits de douane à l'importation aux États-Unis, la hausse du dollar et les récoltes abondantes ont contribué à l'effondrement des prix, tant pour les pommes de terre issues du marché libre que pour celles destinées à l'approvisionnement.

Bien que l'industrie européenne des frites soit fortement touchée par ces facteurs, cela s'est à peine ressenti dans la production des usines. Certes, la production a accusé un retard de 5 % par rapport à la saison précédente au cours des six premiers mois. Toutefois, ce résultat est loin d'être alarmant.

Si l'on additionne les quantités de produits à base de pommes de terre produites durant cette période, il y a en réalité très peu de raisons de s'inquiéter. En effet, la production totale de juillet à décembre n'est inférieure que de 2 % à celle de la saison dernière. Bien que la production de produits préfrits, comme les frites, ait diminué de 4 %, cette baisse a été largement compensée par l'augmentation de la production d'autres produits à base de pommes de terre.

Les pommes de terre ne m'intéressent pas.
Dans ce contexte, il est surprenant que les fabricants de frites aient déjà indiqué en octobre et novembre qu'ils n'étaient pas intéressés par les pommes de terre. Des contrats ont même été rachetés. Quant aux acheteurs des usines, ils semblent totalement réfractaires aux pommes de terre issues du marché libre. Ils préféreraient ne pas recevoir de pommes de terre provenant d'un approvisionnement conjoint plutôt que d'en recevoir.

Compte tenu de l'attentisme des fabricants de frites, on pourrait s'attendre à ce que la production soit bien moins rapide que ce recul de 5 %. Pourtant, lentement mais sûrement, le marasme du marché des frites commence à se faire sentir dans les usines. C'est comme si le calme relatif des fêtes de fin d'année laissait un vent de fraîcheur souffler sur ces dernières.

Les chiffres de transformation de janvier et février présentent un tableau bien différent de celui des mois précédents. Au cours des deux premiers mois de 2026, environ 100 000 tonnes de pommes de terre de moins ont été transformées par rapport à l'année dernière. C'est une quantité considérable, comparable à une file de camions-bennes remplis de pommes de terre, de quoi remplir à la fois l'Afsluitdijk et le Markerwaarddijk. Cela représente 50 à 60 kilomètres de camions.

En deux mois, la production de pommes de terre a chuté d'environ 15 %. C'est un changement radical par rapport aux 5 % enregistrés au cours des six premiers mois. La situation est radicalement différente pour l'industrie des frites. On observe le même phénomène dans les pays voisins, où Clarebout/Simplot a été contraint de fermer son usine principale pendant une semaine et demie. Les employés de production ont été renvoyés chez eux. Même constat chez Lutosa (McCain), qui a réduit sa production du week-end en Belgique.

Mais c'est le producteur de pommes de terre qui se retrouve face au plus grand problème. Que faire, en effet, de ces centaines de milliers de tonnes de pommes de terre invendues qui s'accumulent sur le marché ? Même en payant 1 ou 2 € de plus par 100 kilos, rien ne semble garantir au producteur qu'il pourra conserver sa précieuse production.

La fin de la saison approche.
Dans les mois à venir, de nombreuses mesures devront être prises pour résoudre ce problème. En Belgique, les organisations concernées se réunissent pour examiner la situation. Leurs propositions seront connues en début de semaine prochaine. En France, une plateforme a été mise en place pour promouvoir la vente d'aliments pour animaux.

Aux Pays-Bas, les négociants en fourrage et les producteurs de pommes de terre individuels se tournent massivement vers les élevages et les digesteurs. Certains conditionneurs se voient même proposer des pommes de terre à 0 €, livrées directement à la ferme. Pour l'instant, aucune stratégie sectorielle globale n'a été mise en place. À cet égard, le silence est assourdissant parmi les organisations qui pourraient prendre l'initiative de rechercher une solution ou d'atténuer les difficultés rencontrées par les agriculteurs concernés.  

Appelez notre service client 0320 - 269 528

ou par courrier à soutienboerenbusiness. Nl

tu veux nous suivre ?

Recevez notre Newsletter gratuite

Des informations actuelles sur le marché dans votre boîte de réception chaque jour

login