John Ramaker

Actualités Pommes de terre

PotatoNext doit verser 80 000 € à son directeur licencié.

5 mai 2026 - John Ramaker - Commentaires 5

Une affaire de licenciement chez Potatonext, entreprise spécialisée dans la transformation de pommes de terre, a donné lieu à une indemnisation de 80 000 € suite à des erreurs d'enquête et de procédure. Ce conflit a mis à rude épreuve les processus décisionnels et de gestion internes. Pour en savoir plus sur cette affaire, consultez l'article dédié à Potatonext.

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L'affaire porte sur un conflit du travail au sein de PotatoNext, entreprise née en 2023 de la fusion de trois sociétés de pommes de terre de consommation : Nedato, Agrico et Leo de Kock. Le directeur concerné, employé depuis de nombreuses années, faisait partie de la nouvelle équipe de direction. Suite à des tensions internes et des plaintes concernant la culture d'entreprise, l'employeur a commandé une enquête externe, à l'issue de laquelle son contrat a été rompu.

Recherche erronée
Selon le tribunal, l'enquête a été « négligée et opaque ». Bien qu'officiellement axée sur la culture d'entreprise, elle a en réalité pris un caractère personnel sans justification suffisante. Les faits concrets faisaient défaut et la manière dont les conclusions ont été tirées restait invérifiable.

Le tribunal établit également que l'employeur a formulé de graves accusations sans preuves suffisantes. Par exemple, il a été question de comportements inappropriés et de relations personnelles douteuses, mais ces allégations n'ont pu être prouvées.

Impossible d'entendre les deux parties
Il est important de noter que le directeur n'a pas eu la possibilité de répondre aux allégations. Selon le tribunal, le principe du droit à entendre les deux parties a été bafoué, et l'employé n'a été associé ni à l'enquête ni à ses conclusions.

Par ailleurs, PotatoNext a pris des mesures drastiques, comme la nomination d'un directeur intérimaire et la communication interne du non-retour de la directrice, sans l'en informer au préalable. Selon le tribunal, cela a « irrémédiablement nui » à sa position.

Le licenciement est maintenu, mais une indemnisation suivra.
Bien que le licenciement lui-même – fondé sur une rupture des relations de travail – demeure en vigueur, la Cour conclut que cette rupture était principalement imputable à l'employeur. Par conséquent, le salarié a droit à une indemnité complémentaire en sus de l'indemnité de transition.

Le tribunal fixe l'indemnisation équitable à 80 000 €. Ce faisant, il tient compte du fait que la salariée avait une longue carrière, occupait un poste de direction et que sa carrière a été affectée.

Ajustements des primes et des salaires
Outre l'indemnité de départ, PotatoNext doit verser une prime de 9 700 € et recalculer l'indemnité de transition sur la base d'un salaire plus élevé. La date de fin de contrat est fixée au 1er juin 2025.

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