Les agriculteurs s'activent pour finaliser leurs plans de culture pour 2026. Ils recherchent une culture qui leur garantisse un retour sur investissement positif. Ou préférez-vous prendre un risque ? Les clients de divers secteurs constatent également que les agriculteurs sont en recherche.
Pour de nombreux agriculteurs néerlandais, les pommes de terre, les céréales, les betteraves sucrières et souvent les oignons constituent la base de leurs rotations culturales. Il reste généralement de la place pour une ou deux cultures supplémentaires. D'autant plus que les surfaces cultivées en betteraves sucrières diminuent, les agriculteurs disposent de terres pour des cultures alternatives. Comment les exploiter au mieux ? Nous allons présenter plusieurs options.
En bref:
Cultures commerciales : pommes de terre et oignons
Dans un premier temps, il pourrait être logique d'envisager la culture de pommes de terre et d'oignons dans le plan de rotation des cultures. La pression actuelle sur la culture de la pomme de terre de consommation oblige les producteurs à diversifier leurs pratiques. Les pommes de terre féculentes ou de semence pourraient constituer une option, mais elles ne sont accessibles qu'à un petit nombre d'agriculteurs. Ces dernières années, de nombreux producteurs de pommes de terre de semence se sont tournés vers la culture de pommes de terre à frites, et il est possible que cette tendance s'inverse quelque peu, même si le marché du matériel de multiplication est lui aussi très volatil et sous pression.
Aux Pays-Bas, la culture de l'oignon connaît une croissance constante depuis 25 ans, passant de 13 990 à plus de 33 000 hectares, soit une augmentation de 135 %. Cette croissance est significative depuis quatre années consécutives. Dès lors, la question se pose : quelle quantité d'oignons supplémentaires peut-on cultiver ? Actuellement, le marché de l'oignon – notamment par rapport à d'autres cultures – reste relativement porteur, mais rien ne garantit la pérennité de cette situation à court terme. Dans les zones de culture traditionnelles, les plans de culture sont déjà saturés et les possibilités d'expansion sont quasi inexistantes, notamment en raison de la pression exercée par les maladies.
L'oignon industriel, généralement de deuxième année, représente une culture plus sûre. Chez le principal acheteur aux Pays-Bas (TOP), les contrats pour 2026 ont baissé de 10 € la tonne, malgré la hausse du coût des matières premières. Ceux qui parviennent à obtenir un bon rendement peuvent encore dégager un bénéfice appréciable.
Céréales : Faible bilan, bénéfiques pour l'éco-activité et le sol
Pour de nombreux agriculteurs, notamment sur sols argileux, le choix le plus logique est sans doute de semer des céréales supplémentaires. Bien que le bénéfice soit probablement minime, le risque est faible et les coûts relativement bas. C'est bénéfique non seulement pour le sol, mais aussi pour l'environnement, grâce à la mise en jachère des cultures. On peut également envisager de semer du gazon ou du colza, à condition que ces cultures aient été semées l'automne dernier.
Une autre possibilité consiste à semer une plante fixatrice d'azote comme les haricots, les pois ou la luzerne. C'est une option courante, notamment dans le sud-ouest. L'inconvénient est que les contrats sont indexés sur les prix des céréales, alors que le risque lié à la culture est souvent plus élevé. Cela vaut également pour les conserves, dont les contrats sont aussi soumis aux fluctuations des prix. C'est le cas, par exemple, des épinards, des pois et des haricots verts. Les contrats pour les herbes aromatiques, comme le persil, sont également largement honorés.
Tous les acheteurs ne sont pas aussi bien lotis. Van Oers United, à Dinteloord (exploitant sous le nom commercial de Primeale), cultive plusieurs centaines d'hectares de choux de Bruxelles dans le sud-ouest, mais son propriétaire, Scherpenhuizen, cessera cette activité en 2026. La culture contractuelle de haricots verts a déjà été abandonnée. Les producteurs de cette région perdent ainsi en liberté de choix.
Cultures commerciales : Recherche de contrats
Les cultures commerciales ou industrielles sont elles aussi largement soumises à des contrats. Comme pour les conserves, leurs prix sont étroitement liés à ceux du blé. Le lin fibreux a gagné en popularité aux Pays-Bas et a généré des rendements relativement bons, car c'est une culture peu exigeante en intrants. Cependant, ce marché arrive à saturation car les capacités de transformation, concentrées en Belgique, n'augmentent pas aussi rapidement que la production. Outre le lin fibreux, le chanvre figure également parmi les cultures de fibres, mais le secteur biosourcé peine à se développer, ce qui limite fortement les ventes de ces cultures.
Le maïs est une alternative, notamment sur les sols sableux, aux céréales dans le cadre de la rotation des cultures. La superficie cultivée en maïs ensilage a diminué cette année pour atteindre 184 000 hectares. La culture du maïs grain et du maïs fourrager est soumise à une forte pression depuis plusieurs années. Les professionnels du secteur annoncent actuellement des prix contractuels de 1 600 à 1 700 € par hectare pour le maïs ensilage. La chicorée pourrait constituer une alternative, en particulier pour la betterave sucrière, mais le transformateur Sensus a considérablement réduit sa production pour l'année prochaine et les surfaces disponibles ont rapidement été attribuées.
Éco-premium : choisissez la jachère ou la nature
Une culture non alimentaire peut constituer une alternative à une culture principale, notamment si elle permet à votre exploitation de passer du niveau Bronze à Argent ou Or du label Éco-Premium. La jachère verte, par exemple avec du trèfle, de l'herbe ou un engrais vert à base de légumineuses, est une option envisageable. La rentabilité de cette solution varie considérablement d'une exploitation à l'autre. Les organismes locaux de protection de la nature peuvent encore proposer des espaces verts pour les oiseaux ou des bandes en friche qui, une fois convertis en parcelles en jachère, pourraient générer des revenus importants. Les agriculteurs céréaliers sont particulièrement préoccupés par la prolifération des adventices, car la période de jachère interdit également l'utilisation de produits phytosanitaires chimiques.
Trouver des cultures rentables sera un défi pour les agriculteurs céréaliers en 2026. Les rendements sont généralement inférieurs à ceux de leurs cultures principales et les risques sont variables. Une option reste à définir : la location. La demande de terres agricoles à louer demeure forte, non seulement pour les pommes de terre et les oignons, mais aussi pour les bulbes de fleurs, les légumes de plein champ ou les pépinières, entre autres. Cette solution offre sans doute la plus grande sécurité, sans nécessiter d'entretien.
dépendance régionale
Le choix de la culture la plus adaptée à votre exploitation dépend fortement du plan de culture, de la région, du type de sol et, bien sûr, des décisions que vous prenez en tant qu'entrepreneur. La localisation peut jouer un rôle déterminant dans les contrats de vente, surtout une année où les acheteurs ont l'embarras du choix et où l'offre dépasse la demande. En particulier pour les cultures mineures, le risque de surproduction et de pression accrue sur les prix est réel. Prenons l'exemple du céleri-rave ou du lin. Ce n'est pas une mince affaire pour les agriculteurs.