La superficie cultivée en betteraves sucrières dans l'Union européenne devrait diminuer d'environ 6 % au cours des dix prochaines années. La baisse de la production sera encore plus marquée, en raison d'une légère diminution des rendements à l'hectare. La Commission européenne publie ces prévisions dans ses Perspectives agricoles de l'UE 2025-2035.
D'après les prévisions, la superficie cultivée en betteraves sucrières devrait diminuer pour atteindre environ 1,42 million d'hectares en 2035. Cela représente une baisse d'environ 6 % par rapport à la superficie moyenne cultivée entre 2023 et 2025. Parallèlement, les rendements moyens devraient également diminuer : d'environ 75 tonnes par hectare à 72,4 tonnes par hectare en 2035.
Baisse de la production
La combinaison de surfaces cultivées réduites et de rendements inférieurs entraîne une baisse de la production de betteraves sucrières d'environ 1,1 % par an, soit 11 % sur une période de dix ans. Selon la Commission européenne, cette réduction de la production est donc assez parallèle à la baisse de la consommation dans l'UE. Perspectives agricoles La Commission prévoit que la consommation de sucre atteindra 14,5 millions de tonnes en 2035. Cela représente une baisse annuelle d'environ 0,5 %.
Concurrence féroce
Les perspectives à moyen terme pour la betterave sucrière dans l'Union européenne mettent en lumière les défis structurels auxquels est confrontée l'agriculture dans son ensemble. L'Union européenne demeure un acteur majeur du marché du sucre, mais fait face à une concurrence féroce de pays comme le Brésil, l'Inde et la Thaïlande.
Ces pays bénéficient d'atouts stratégiques tels que des coûts de production plus faibles, des conditions climatiques favorables et une logistique d'exportation performante. De plus, ils conquièrent de nouveaux marchés en s'adaptant à l'évolution des préférences des consommateurs et aux accords commerciaux, souligne la Commission européenne.
Les pays concurrents renforcent également leur position grâce aux progrès réalisés dans la transformation durable de la canne à sucre et la production de biocarburants. La filière sucrière de l'UE, quant à elle, est pénalisée par la raréfaction des produits phytosanitaires disponibles, la hausse du coût des engrais et l'impact croissant des changements climatiques.
Consolidation
Selon la Commission européenne, la consolidation est essentielle pour rendre le secteur sucrier européen plus compétitif par rapport aux autres grands pays producteurs. La Commission espère également une contribution positive des nouvelles techniques de sélection qui devraient permettre d'obtenir de meilleures variétés de betteraves.
Contrairement aux céréales et aux oléagineux, le secteur de la betterave sucrière est en net déclin, sous l'effet du marché, des politiques publiques et du climat. Le sucre constitue donc non seulement une filière distincte, mais aussi un indicateur des tendances plus générales de l'agriculture arable dans l'UE. Cela se traduit par une baisse des volumes de production, mais aussi par une réduction de la surface cultivée dans la rotation des cultures.
Concours dans le plan de construction
Les agriculteurs se demandent comment optimiser l'utilisation des terres disponibles en 2026 avec une réduction des cultures de pommes de terre et de betteraves. La Commission européenne prévoit toutefois que la concurrence pour l'intégration de ces cultures dans les plans de rotation des cultures restera forte à moyen terme.