« Lors du choix d’un fournisseur de rhizomes de miscanthus, il convient de prendre en compte le génotype, le taux de levée, la vitesse de croissance et l’adaptation au climat néerlandais », explique Florian Ilias, spécialiste du miscanthus. Terravesta.
Qui est Terravesta Et vous, que faites-vous ?
Nous cultivons et fournissons du miscanthus, une plante vivace destinée à la production de biomasse, et nous collaborons avec les agriculteurs pour obtenir des récoltes de haute qualité. Outre la fourniture de rhizomes, nous offrons des conseils et un soutien à long terme afin d'aider les producteurs à réaliser un investissement rentable et fiable dans le miscanthus. Nous proposons également des services de suivi du carbone dans les sols et d'accès au marché du carbone pour générer des revenus supplémentaires pour les agriculteurs.
Existe-t-il une demande croissante de biomasse en Europe ?
Au cours des vingt dernières années, la demande en biomasse a triplé. Cette demande provient principalement des biomatériaux et de la production d'énergie, tandis que l'offre est issue de la valorisation des déchets et du recyclage, de l'agriculture et de la sylviculture. Le segment qui connaît la croissance la plus rapide est celui de la biomasse agricole. Globalement, la demande de biomasse agricole en Europe devrait atteindre 30 milliards d'euros par an d'ici 2025.
Le miscanthus gagne en popularité aux Pays-Bas, mais les résultats sont variables. Pourquoi ?
Le miscanthus a fait ses preuves. La qualité des porte-greffes, la génétique et la méthode de plantation sont essentielles. Deux parcelles peuvent paraître identiques sur le papier, mais donner des résultats très différents dans vingt ans.
Comment la qualité de la crèche se traduit-elle en performances ?
Un indicateur clé est le taux de levée. Avec les technologies actuelles, les rhizomes devraient atteindre un taux de levée d'environ 90 %. Ils devraient provenir de pépinières spécialisées où les plants mères sont replantés chaque année afin de garantir la fraîcheur et la vigueur du matériel. Ce dernier est ainsi particulièrement résistant à la récolte, au transport et à la plantation.
Les gènes eux-mêmes sont-ils différents ?
« Notre nouvelle génération de génotypes est sélectionnée pour les conditions climatiques d'Europe du Nord, caractérisées par des hivers froids, des printemps humides et des étés chauds et secs. Elle permet un stockage plus efficace des nutriments dans les racines, favorisant ainsi un développement racinaire précoce et vigoureux. »
Qu’est-ce que cela signifie en pratique ?
Ces génotypes améliorés lèvent plusieurs semaines plus tôt, ce qui favorise un développement racinaire et un stockage des nutriments plus rapides. Il en résulte une récolte commerciale dès la deuxième année, contre trois ans pour les variétés classiques.

La densité de plantation est souvent négligée. Où les agriculteurs se trompent-ils ?
« Planter trop clairsemé réduit les coûts, mais limite le rendement à long terme. Les plants de miscanthus ont un diamètre de 55 à 70 centimètres ; il faut donc 15 000 à 18 000 plants vivants pour 1 hectare. Compte tenu du taux de levée élevé de 90 % des nouveaux génotypes tels que… » Terravesta Avec Athena™, il faut compter entre 18 000 et 20 000 rhizomes par hectare. Un nombre inférieur entraîne une baisse des rendements. Sur une période de 15 à 20 ans, même de faibles réductions peuvent avoir un impact financier important. Un outil permet d'analyser des images prises par drone, ce qui permet à tout agriculteur de compter le nombre de plants vivants dans un champ.
Comment comparer les prix des rhizomes ?
« Regardez le prix par rhizome, et non par hectare. Tout prix supérieur à 0,15 € par rhizome (hors frais de transport et de plantation) indique une gestion inefficace de la pépinière et représente un mauvais investissement à long terme pour les agriculteurs. »
De nombreux agriculteurs se basent sur la hauteur de la tige pour juger. Est-ce une méthode fiable ?
Ce qui compte, c'est ce qui reste après l'hiver. Les 30 à 50 premiers centimètres de la tige se cassent souvent lors des tempêtes. Les tiges hautes et épaisses qui vieillissent prématurément sont sujettes à la verse. Le rendement final dépend du nombre de tiges et de leurs chances de survie hivernale. C'est pourquoi nous recommandons de visiter les champs pendant la récolte afin de comparer les différentes variétés.
Le miscanthus est bon pour le carbone du sol. Comment cela fonctionne-t-il ?
En mûrissant, le miscanthus perd la plupart de ses feuilles, formant un paillis épais qui est ensuite absorbé par le sol. Il enrichit continuellement le sol en matière organique, améliorant sa structure et retenant le carbone sous forme d'humus.
En quoi le carbone présent dans le sol diffère-t-il du carbone présent dans les produits ?
Dans de nombreuses chaînes de valeur, comme celle des matériaux de construction, une grande partie du carbone est captée par le transformateur. Cependant, le carbone présent dans le sol reste sur les terres de l'agriculteur et lui appartient entièrement.