L'agriculture néerlandaise est au cœur de la transition énergétique. Les exploitations agricoles investissent massivement dans l'électrification, la production d'énergie durable et les techniques de stockage performantes. Parallèlement, elles sont de plus en plus confrontées à un problème fondamental : la saturation du réseau. Ce phénomène, où le réseau électrique ne parvient pas à absorber l'offre et la demande, constitue une contrainte croissante pour l'activité agricole et l'innovation.
D'après des recherches qui Tolsma-Grisnich Des enquêtes menées auprès des consommateurs montrent que la congestion du réseau électrique n'est plus un problème futur, mais une réalité actuelle. Par exemple, 28 % des agriculteurs céréaliers rencontrent déjà des difficultés dues à cette congestion, tandis que 64 % indiquent faire face à des problèmes de capacité lors du développement de leurs exploitations.

La congestion du réseau affecte la chaîne de stockage
La congestion du réseau électrique est due à une croissance plus rapide de la demande en électricité et de l'offre d'énergies renouvelables que du réseau lui-même. Pour les exploitations agricoles, ce problème est particulièrement préoccupant durant certaines phases de la période de stockage. La conservation des pommes de terre, des oignons et autres produits agricoles nécessite une forte consommation d'énergie, notamment pour le séchage et le refroidissement.
De nombreuses entreprises ont déjà investi dans des panneaux solaires et des éoliennes. Cependant, par temps ensoleillé et venteux, un surplus d'électricité se produit car, en raison de la congestion du réseau, il n'est pas toujours possible de la réinjecter. Au final, les entreprises sont doublement pénalisées : un raccordement plus important pour le stockage est impossible et l'énergie autoproduite ne peut être vendue.
La charge de pointe comme problème central
La congestion du réseau électrique est principalement due aux pics de consommation : moments où la demande ou l’offre dépasse la capacité du réseau. Dans les installations de stockage, ces pics surviennent lors du séchage des produits, du refroidissement en automne et au printemps, lorsque les températures extérieures augmentent. Historiquement, le réseau électrique n’a pas été conçu pour supporter une telle demande en énergie.
Par ailleurs, l'électrification des activités agricoles accroît encore la demande. De ce fait, la modernisation des raccordements est souvent refusée ou reportée, ce qui a des conséquences directes sur le développement des entreprises.
Solutions intelligentes : de la limitation à la flexibilité
Bien que le renforcement du réseau électrique soit une solution structurelle, sa mise en œuvre prend des années. C'est pourquoi l'attention se porte désormais sur la flexibilité et une utilisation intelligente de l'énergie. Quatre pistes de solution, ou des combinaisons de celles-ci, présentent un intérêt pour les exploitations agricoles.
1. Module EPEX et contrôle dynamique de l'énergie
Un module EPEX intégré dans l'ordinateur climatique (Contrôle visuel | Ordinateur de stockage intelligent | Tolsma-GrisnichCela permet de tirer parti des prix de l'énergie sur le marché spot. Par exemple, lorsque des ventilateurs ou des systèmes de refroidissement mécanique sont activés pendant les périodes où l'électricité est bon marché, les entreprises peuvent décaler leur consommation d'énergie vers des moments où le réseau électrique est déséquilibré. Rien que l'année dernière, on a déjà enregistré 565 heures de prix de l'électricité négatifs. En consommant davantage d'énergie pendant ces périodes, le réseau est rééquilibré. Ceci est conforme au principe de simultanéité : utiliser l'énergie lorsqu'elle est disponible pour l'entreprise ou lorsque le réseau est moins sollicité.
2. Systèmes de gestion de l'énergie (EMS)
Un système de gestion de l'énergie (EMS) constitue le cerveau du système énergétique de l'entreprise. Il surveille la production, la consommation et le stockage, et contrôle la mise en marche et l'arrêt des installations. Concrètement, un EMS permet d'atténuer les pics de consommation, de répartir la consommation d'énergie et d'optimiser la production.
Pour la technique de conservation, cela signifie, par exemple :

Ainsi, l'énergie disponible (du réseau) est utilisée plus efficacement et la dépendance à la capacité du réseau diminue. Grâce à un système de gestion de l'énergie intégré à l'ordinateur de stockage, la qualité du produit est également préservée.
3. Batteries et stockage d'énergie
Le stockage de l'énergie joue un rôle de plus en plus important dans la résolution des problèmes de congestion du réseau électrique. Les batteries stockent l'énergie excédentaire et la rendent disponible ultérieurement pour un usage personnel.
Bien que la majorité des exploitations agricoles soient désormais équipées de panneaux solaires, l'étude menée révèle qu'actuellement, seulement 11 % des clients de Tolsma-Grisnich utilisent une batterie. Parallèlement, on observe une nette augmentation du nombre d'agriculteurs s'intéressant aux batteries et aux modules EPEX, ce qui témoigne d'un besoin croissant de flexibilité et d'autonomie énergétique.
Pour les exploitations agricoles cultivant des céréales, le stockage de l'énergie offre des avantages concrets :
Bien que l'investissement dans une batterie soit conséquent, le modèle de revenus s'améliore à mesure que la congestion du réseau augmente et que les entreprises énergétiques commencent à mieux récompenser la flexibilité.
4. La fin du système de comptage net
La suppression progressive du système de comptage net modifie le calcul économique de l'énergie solaire. Si la réinjection d'électricité dans le réseau était auparavant avantageuse financièrement, l'accent est désormais mis sur l'autoconsommation directe et le stockage. Cela stimule les investissements dans les systèmes de gestion de l'énergie et les batteries.
En matière de stockage d'énergie, cela implique une approche intégrée : la production, le stockage et la consommation doivent être coordonnés. Les exploitations agricoles qui investissent dans des systèmes de stockage intelligents peuvent tirer pleinement parti de leur propre production énergétique.

Solutions futures
Outre les solutions mises en œuvre au niveau de l'entreprise, des initiatives collectives émergent, telles que les pôles énergétiques, où plusieurs entreprises coordonnent leur consommation d'énergie. Ceci accroît la flexibilité et l'utilisation du réseau. Tolsma-Grisnich mène actuellement des essais sur le terrain avec un générateur d'hydrogène capable de stocker l'énergie électrique dans des batteries. Ainsi, une source d'énergie durable et propre supplémentaire est disponible aux côtés du solaire et de l'éolien, un système de gestion de l'énergie garantissant une utilisation optimale.
Conclusion
La congestion du réseau électrique représente un défi structurel pour les exploitations agricoles, notamment en ce qui concerne les technologies de stockage d'énergie. La combinaison d'une forte demande en électricité et d'une production croissante d'énergies renouvelables exerce une pression sur un réseau électrique déjà saturé.
Dans le même temps, les chiffres concrets montrent que l'impact est déjà significatif et qu'il s'accentuera encore à l'avenir, notamment avec l'expansion des entreprises et l'électrification croissante, par exemple, des véhicules de société.
Cependant, cette problématique offre également des opportunités. En déployant des modules EPEX, des systèmes de gestion de l'énergie et des batteries, les entreprises peuvent rendre leur consommation d'énergie plus flexible et l'optimiser. Conjuguée à la suppression progressive du système de comptage net, cette évolution favorise l'autoconsommation intelligente au détriment de l'injection du réseau.
L'avenir des technologies de stockage réside donc non seulement dans la qualité des produits, mais aussi dans la gestion de l'énergie. Les entreprises qui investissent dans ce domaine renforcent leur résilience et créent de nouveaux modèles de revenus au sein d'un système énergétique de plus en plus dynamique.