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La présence de Fusarium sur les semences d'oignon nécessite des investigations supplémentaires.

26 janvier 2026 - Jan Willem Veldman

Il est désormais prouvé que le fusarium peut se développer sur les semences d'oignon. La question cruciale est de savoir si sa présence provoque également une infection de la culture ; autrement dit, la transmission par les semences est-elle possible ? À ce jour, cela n'a jamais été démontré de manière convaincante. Les entreprises semencières indiquent également qu'il n'existe aucune preuve de transmission du fusarium par les semences, contrairement, par exemple, à la pourriture du collet. Néanmoins, le débat persiste. Un large consensus se dégage au sein du secteur en faveur de la poursuite des recherches sur la transmission du fusarium.

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Le programme de recherche d'Uireka étudie actuellement la possibilité de participer à des recherches complémentaires et, le cas échéant, la nature de ce rôle. Deux questions sont à l'étude, explique Gijsbrecht Gunter, président d'Uireka. « La première, à savoir si la fusariose peut se développer sur les semences d'oignon, a déjà trouvé sa réponse et ne nécessite pas de recherches supplémentaires. La seconde est de savoir si la fusariose peut effectivement se transmettre par les semences et provoquer ensuite une maladie dans la culture. » Gunter fait référence à la transmission, mais précise que des preuves convaincantes de la transmission de la fusariose par les semences font encore défaut.

Préoccupation majeure des producteurs d'oignons
Un groupe de producteurs du Flevoland a pris les choses en main. Parmi eux, Pieter Beijen, céréalier à Zeewolde (Flevoland), a fait analyser ses semences d'oignons pour détecter la présence de Fusarium fin 2025. Le test, réalisé par Eurofins, consistait en une analyse par ensemencement sur milieu nutritif, permettant de rechercher la présence de champignons phytopathogènes et d'oomycètes. Les colonies formées sur les plaques ont ensuite été prélevées et identifiées par séquençage ADN.

Beijen a commandé plusieurs analyses. Ces études ont révélé la présence de divers champignons sur les graines d'oignon, notamment Fusarium spp., Fusarium lactis, Fusarium oxysporum, Fusarium solani, Penicillium spp. et Rhizoctonia solani.

Le formulaire d'analyse montre que Fusarium spp. est un terme générique qui englobe des espèces nuisibles et d'autres moins nuisibles. L'espèce de Fusarium la plus connue et la plus importante en agriculture est Fusarium oxysporum, qui peut être subdivisée en différentes formes spéciales (formae speciales). La variante connue en culture d'oignon comme cause de la pourriture des racines et des bulbes et qui provoque régulièrement la pourriture sèche lors du stockage est Fusarium oxysporum (f.sp. cepae).

Cependant, les recherches menées permettent seulement de confirmer la présence de Fusarium oxysporum ; l’espèce précise, f. sp. cepae, ne peut être identifiée sur la base de ce test. Il est difficile de se prononcer définitivement à ce stade, selon un large consensus au sein du secteur. D’après diverses organisations consultatives, il est peu probable que le Fusarium oxysporum détecté, sans plus de précision, infecte le bulbe par la graine, contrairement à ce qui est observé pour Fusarium oxysporum (f. sp. cepae).

Les organismes consultatifs soulignent toutefois que la présence de fusarium dans les semences peut entraîner des problèmes lors de la levée, bien qu'aucune recherche ciblée n'ait été menée à ce jour à ce sujet.

André Boot, spécialiste principal de l'oignon chez Hazera, fait référence à la lettre récemment diffusée par Uireka concernant le fusarium. Parallèlement, d'autres études circulent au sein du secteur, indiquant que les oignons pourraient être sensibles à des espèces de fusarium autres que Fusarium oxysporum (f.sp. cepae). « Toutefois, ces conclusions ne sont pas encore largement étayées par des résultats de recherche accessibles au public. À notre connaissance, et comme mentionné dans la lettre d'Uireka, aucune démonstration convaincante n'a encore été faite, nulle part dans le monde, que les dégâts causés aux cultures résultent directement de l'introduction du fusarium par les semences. C'est d'ailleurs la position officielle de la Fédération internationale des semences », explique M. Boot. Il souligne également que le fusarium est un champignon tellurique.

Uireka examine les recherches sur la transmission du Fusarium par les semences
L'université Uireka mène depuis plus de neuf ans des recherches approfondies sur le fusarium chez l'oignon, notamment sur sa présence dans différents types de sols. La transmission par les semences, sujet relativement nouveau dans le secteur, n'a pas encore été intégrée aux recherches, explique Gunter. « Il n'existe pas encore de propositions de recherche concrètes. Nous devons d'abord définir le cadre scientifique de ces recherches et vérifier leur compatibilité avec le budget disponible. »

Ce budget est limité et ne peut être dépensé qu'une seule fois, explique Gunter. « La question est donc de savoir s'il s'agit d'un problème structurel touchant toute la filière et pour lequel Uireka doit allouer des ressources, ou si cette responsabilité incombe principalement à d'autres acteurs, comme les entreprises semencières, les agriculteurs ou d'autres instituts de recherche. »

Ce qui est insuffisamment souligné dans cette discussion, c'est que le champignon Fusarium possède de multiples plantes hôtes et peut continuer à se multiplier en cas de rotations culturales trop courtes et de problèmes croissants de désherbage. Si Fusarium est également présent sur les semences d'oignon, il ne s'agit pas de la principale source d'infection, mais cela peut contribuer au développement ultérieur du champignon.

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