La reprise des exportations après une période de Noël calme a brièvement stimulé l'activité, mais on constate de plus en plus que février, comme souvent, peut être une période creuse. On le constate sur tous les fronts : les prix, à l'achat comme à la vente, baissent.
Le prix de 18 centimes le kilo n'est plus acceptable, conclut la commission de cotation de la bourse régionale d'Emmeloord. Par conséquent, les prix baissent cette semaine, et de façon marquée. Le prix le plus élevé a reculé de deux centimes, se maintenant à 16 centimes le kilo. Les agriculteurs membres de la commission ont dû se rendre à l'évidence, mais eux aussi ne voient aucune raison de justifier un prix de 18 centimes.
D'après un acheteur, le prix est plus réaliste aujourd'hui que la semaine dernière. Il avait acheté de bons oignons à 16 centimes le kilo à l'époque, et il continue d'en acheter. Selon lui, le marché est resté stable.
Les producteurs ont une vision légèrement différente de la situation. La hausse de 18 cents du prix indiqué la semaine dernière leur avait fait espérer une certaine amélioration du marché. Or, cette semaine, rien n'indique le contraire. Les acheteurs et les courtiers sont moins actifs qu'en fin de semaine, ce qui explique le moral en berne.
Bien que les oignons soient achetés quotidiennement de façon ponctuelle, les agriculteurs constatent une baisse des demandes de vente. L'offre reste importante, mais les lots sont actuellement de qualité inférieure. Les prix des oignons les moins chers sont donc en légère baisse. À Emmeloord, le prix plancher est fixé à 13 centimes, soit un centime de moins que la semaine dernière. On a également signalé des ventes à 11 centimes, mais il s'agissait alors d'un lot d'oignons de très haute qualité.
Parallèlement, la Pologne commence à se faire une place plus visible sur le marché. Les acheteurs polonais sont très intéressés, mais uniquement par les produits qu'ils peuvent obtenir à des prix très bas. Ils sont prêts à payer de 6 à 8 centimes le kilo pour des lots de bonne qualité et de gros grains, mais pour la plupart, ils ne sont pas disposés à payer plus de 4 à 6 centimes le kilo.
La Pologne donne plus d'informations
L'an dernier, la Pologne a été très active sur le marché pour écouler les lots défectueux. De grandes quantités y ont été expédiées par camion. Cette année, le marché est resté calme pendant longtemps. De ce fait, de nombreux lots présentant une forte teneur en tare ont été traités. Des machines sont disponibles pour réparer correctement les lots défectueux destinés à l'exportation. Cela freine cependant quelque peu les ventes d'oignons de bonne qualité.
D'un autre côté, on espère que la demande pour ces oignons de qualité se maintiendra une fois que le marché européen se sera suffisamment vidé à partir d'avril. Quelques lots sont déjà achetés pour avril et mai, mais en petites quantités. Les transformateurs sont prudents et craignent de se retrouver avec des oignons trop chers. Ils attendent donc et n'achètent que le nécessaire pour les ventes immédiates.