La Mauritanie s'est avérée être le plus gros acheteur d'oignons néerlandais au cours de la semaine du 19 au 25 janvier. Ce pays d'Afrique de l'Ouest a importé un total de 3 278 tonnes d'oignons des Pays-Bas durant cette semaine, selon les chiffres préliminaires de la KCB et de la GroentenFruit Huis.
Deux autres pays d'Afrique de l'Ouest ont dominé le marché néerlandais des oignons cette saison : le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Ils étaient de loin les plus gros acheteurs, mais les ventes à ces pays ont ralenti, voire stagné.
Le Sénégal a fermé sa frontière depuis mi-janvier afin de protéger ses récoltes, tandis que la Côte d'Ivoire importe beaucoup moins qu'au cours des semaines précédentes. Lors de la quatrième semaine, les exportations vers la Côte d'Ivoire ont chuté à 1 712 tonnes. Le total des exportations vers ce pays pour la saison a déjà atteint environ 152 000 tonnes. Le Sénégal demeure de loin le principal acheteur, avec 232 000 tonnes. Au cours de cette même semaine, 116 tonnes d'oignons néerlandais ont été importées.
Mauritanie, plus grand acheteur
La Mauritanie, bien qu'éloignée du Sénégal et de la Côte d'Ivoire, importe une grande quantité d'oignons des Pays-Bas. Les importations de ce pays, situé au nord du Sénégal, s'élèvent actuellement à environ 45 734 tonnes, soit un tiers de plus que les exportations enregistrées à la même période la saison dernière.
Outre la Mauritanie, la Guinée et le Royaume-Uni figurent parmi les trois principaux acheteurs au cours de la quatrième semaine de l'année. La Guinée a importé 2 593 tonnes et le Royaume-Uni 2 579 tonnes. Les ventes à la Guinée reprennent après une période calme autour de Noël et du Nouvel An. Les exportations vers le Royaume-Uni, quant à elles, sont plus modérées après quelques semaines de forte activité.
Les exportations néerlandaises d'oignons ont dépassé les 950 000 tonnes après 30 semaines, soit près de 32 000 tonnes par semaine. L'an dernier, ce rythme s'établissait à un peu moins de 29 000 tonnes sur la même période. Les exportations restent donc supérieures d'environ 10 % à celles de l'année précédente.