Le manque de demande et l'abondance des stocks pèsent sur le marché de l'oignon. Les échanges restent limités, même si une hausse des prix demeure possible à long terme pour les lots importants et de qualité. Pour en savoir plus sur l'offre et la demande sur le marché de l'oignon, consultez notre article.
Le marché d'Emmeloord est stable cette semaine. Le prix des lots fins se maintient entre 12 et 13 centimes le kilo. Le prix des lots grossiers est en hausse de 1 à 2 centimes, à 13-15 centimes le kilo.
Le marché boursier reflète la moyenne du marché. Les oignons s'achètent à la baisse, mais aussi à la hausse. L'Association néerlandaise des producteurs d'oignons n'a recensé que trois lots échangés cette semaine : deux à 10 cents et un à 11 cents le kilo. Cela confirme la faiblesse du marché cette semaine.
En revanche, les lots importants et de très belle qualité sont mieux rémunérés. Pour une livraison en avril ou mai, le prix a atteint 18 à 20 centimes, avec ou sans participation. La situation demeure : à long terme, il est toujours possible d’obtenir des prix plus élevés pour les oignons de qualité, mais à court terme, on constate une pénurie due à une faible demande. Cette situation est aggravée par le fait que certains lots, dont la qualité se dégrade, sont recherchés en urgence.
Les ventes d'oignons rouges sont encore plus difficiles.
La situation du marché des oignons rouges s'est considérablement détériorée la semaine dernière. Pendant longtemps, les prix sont restés relativement stables, dans l'espoir de meilleures perspectives de vente en fin de saison. Or, la fin de saison approche et les stocks s'accumulent, tandis que la demande ne progresse pas.
C'est pourquoi l'ambiance sur ce marché est morose. Le principal problème est le manque d'acheteurs pour les oignons rouges fins. Les oignons à gros grains sont très demandés, surtout dans les supermarchés. Cependant, l'offre est très limitée, ce qui explique aussi le bon déroulement des ventes.
D'ici un peu plus d'un mois et demi, l'Égypte devrait commercialiser des oignons rouges issus de la nouvelle récolte. Par ailleurs, des oignons rouges de l'ancienne récolte sont encore en cours de refroidissement mécanique. La vente de ces oignons intensifiera la concurrence avec les oignons néerlandais.
Les producteurs néerlandais ne sont pas enthousiastes à l'idée de cette situation. C'est pourquoi beaucoup tentent malgré tout de vendre une partie de leur production d'oignons. Cela s'explique en partie par la baisse de qualité constatée sur de nombreux lots d'oignons rouges, due à des défauts tels que la desquamation, la germination, le ramollissement et la présence de bactéries. Certains producteurs vont même jusqu'à céder leurs oignons à l'acheteur, qui fixe ensuite le prix en fonction du prix de la balle, déduction faite des frais de tri et de transport.