Le marché de l'oignon présente un fort déséquilibre entre l'offre et la demande, et les prix fluctuent considérablement. La qualité et les exportations déterminent les débouchés commerciaux. Pour en savoir plus sur les variations de prix sur le marché de l'oignon, consultez notre article.
La bourse du Sud (Goes) affiche cette semaine un prix maximal de 18 centimes le kilo. Des transactions ont également eu lieu à ce niveau la semaine dernière, mais uniquement dans le sud du pays. Le nord n'atteint pas ce niveau de prix et doit même revoir ses prix à la baisse. Emmeloord abaisse donc le prix maximal de l'oignon d'un centime, à 16 centimes le kilo.
| Aperçu hebdomadaire des transactions |
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Bien que le marché soit relativement calme, les négociants en oignons ont tout de même acheté des quantités considérables. L'Association néerlandaise des producteurs d'oignons (Holland Onion Association) recense dix transactions pour la première quinzaine de la semaine, à des prix variant de 7 à 15,5 centimes le kilo. L'application DCA Transaction fait également état de dix transactions d'oignons jaunes de semence, à des prix compris entre 12 et 18 centimes le kilo durant la même période. Le rapport de la VTA indique une transaction à 18 centimes le kilo cette semaine. |
D'après les professionnels du secteur, l'offre est plus que suffisante. Les acheteurs, quant à eux, se montrent encore plus prudents qu'auparavant. Tous les oignons encore en stock présentent des signes de vieillissement naturel, notamment des germes, une peau nue et une perte de fermeté.
Un lot présente davantage de germination, tandis qu'un autre est plus clairsemé ou plus mou. Quant aux problèmes liés à l'âge, les lots sont plus avancés de plusieurs semaines que la normale. Il s'agit donc de trouver des lots encore exploitables par les acheteurs. La qualité est un critère important, mais le prix l'est tout autant.
Ces deux aspects déterminent les débouchés possibles pour ces oignons. En Europe de l'Est, une germination des oignons ne pose pas de problème, tant que le prix en tient compte. Pour l'exportation à l'étranger, c'est une question plus complexe. Il est donc essentiel de planifier soigneusement les débouchés pour les exportateurs.
Les fortes disparités de qualité se reflètent également dans l'éventail des prix d'achat. Les oignons sortent des entrepôts à des prix variant de 0 à 18 centimes le kilo. Les acheteurs sont difficiles à trouver, surtout pour les oignons rouges. Une grande partie de cette variété reste invendue cette saison.
Cela s'explique en grande partie par l'abondante récolte de l'an dernier. Grâce à l'augmentation des surfaces cultivées et aux rendements élevés, la production d'oignons rouges a augmenté de 50 % cette saison par rapport à l'an dernier. Ce surplus ne peut être absorbé par le marché, relativement restreint, de ces oignons. C'est pourquoi une grande quantité d'oignons rouges, en particulier, reste invendue.
Le marché des oignons jaunes reste gérable, même si certains trieurs et exportateurs signalent une surproduction. D'autres estiment qu'il sera encore possible de les vendre durant les dernières semaines de la saison, qui se termine fin du mois prochain.