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Analyse Énergie

L’offre américaine exerce une pression sur les prix du pétrole

2 mai 2024 -Matthijs Bremer

Le prix du pétrole a été soumis à une pression considérable cette semaine. En raison d’un secteur de transformation réticent, l’offre de pétrole brut aux États-Unis est assez abondante. De plus, les discussions entre Israël et le Hamas assurent le calme sur le marché pétrolier.

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Le prix du pétrole a fait un pas en avant vers la baisse. Vendredi 26 mai, le prix du pétrole a atteint son plus haut de la semaine, à 89,50 dollars le baril. Le prix a ensuite baissé jusqu'au mercredi 1er mai. Ce jour-là, le prix du pétrole atteint 83,44 €.

Cela signifie que le prix du pétrole perd 5 % et atteint son plus bas niveau depuis sept semaines. La surproduction aux États-Unis demeure un facteur important de pression sur les prix du pétrole. La semaine dernière, les réserves ont augmenté de 7,3 millions de barils, a annoncé l'Agence américaine de l'énergie (EIA). Cela signifie que les réserves atteignent leur plus haut niveau depuis juin 2023. Cette augmentation était totalement inattendue. Un sondage Reuters a montré que les experts s'attendaient à une baisse des stocks de pétrole de 2,3 millions. Au total, l'industrie a stocké 461 millions de barils. Les médias américains rapportent que la production a fortement chuté.

Assortiment de produits
Au total, 87,5 % de tout le pétrole est transformé directement en carburant. À la même période l’année dernière, ce pourcentage était de 90,7 %. Cela est dû en partie à une surestimation de la demande, mais c’est surtout l’offre de pétrole qui a considérablement augmenté. Les données de l'EIA montrent que la production de pétrole brut a atteint 13,15 millions de barils par jour en février. Le mois précédent, le pays produisait 12,58 millions de barils par jour. Il s’agit de la plus forte augmentation depuis trois ans et demi.

Dans le même temps, la production d’essence a également fortement augmenté, mais beaucoup moins fortement que la production de pétrole. En février, 9,4 millions de barils ont été traités, contre 9,1 millions de barils la semaine précédente. Même si la production reste faible. Alors que les réserves de pétrole brut sont raisonnablement pleines, celles de distillats diminuent de 1,6 million de barils par jour. Les médias spécialisés américains rapportent que la crainte d’une surproduction plane sur le marché américain. Cela s’explique en partie par le fait que la production a été trop importante l’année dernière par crainte d’une offre insuffisante.

Pourparlers de paix
Parallèlement, les tensions géopolitiques freinent la dynamique haussière. D’un côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu insiste sur le fait qu’un raid sur Rafah est inévitable car c’est le seul moyen de vaincre le Hamas. D'un autre côté, Israël a envoyé une délégation en Égypte pour des négociations de cessez-le-feu. Des rapports internationaux indiquent que le Hamas envisage une proposition d'Israël.

Pour l’instant, le prix du diesel ne baisse pas avec celui du pétrole. Jeudi 25 avril, le diesel s'échangeait à 129,64 euros les 100 litres. Le prix a ensuite légèrement baissé à 128,93 €.

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