Le scout Wouter Koolmees a fait preuve de rapidité et d'ingéniosité dans son travail suite aux résultats des élections. En collaborant simultanément avec deux partis au sein de l'équipe centrale d'une nouvelle coalition, il espère progresser rapidement, malgré un nombre d'options apparemment limité. La grande question demeure : y aura-t-il un gouvernement de centre-gauche ou de centre-droit ? Sera-ce un gouvernement majoritaire ou minoritaire ?
Jeudi, deux informateurs ont été désignés, représentant respectivement le CDA et le D66 : Sybrand Buma et Hans Wijers. Leur mission consistait à exposer les différentes options. Cependant, Wijers a été démis de ses fonctions le lendemain après la fuite d'un message privé dans lequel il qualifiait la dirigeante du VVD, Yesilgöz, de « mégère du VVD ».
« La musaraigne de VVD »
Il n'est pas judicieux de devoir ensuite s'entretenir avec cette personne pour l'intégrer à une nouvelle coalition, ce qui ne l'enchantait guère de toute façon. Le D66 présentera probablement rapidement un autre candidat. Maintenir la dynamique est important. En fin de compte, le VVD n'a sans doute pas grand intérêt à rejoindre un groupe de partis majoritairement de gauche.
In le débat sur les résultats des élections Jeudi, à la Chambre des représentants, les différentes factions ont tenté de sonder les positions de leurs potentiels partenaires de coalition. Caroline van der Plas, cheffe de la faction BBB, souhaitait revenir sur les déclarations faites par son collègue du CDA, Henri Bontenbal, durant la campagne électorale. Bontenbal avait déclaré qu'il exproprierait les agriculteurs si nécessaire. Il faut prendre des mesures pour régler le problème de l'azote. Van der Plas juge cela inacceptable.
Les souffrances du CDA
Elle s'y rendit d'un pas assuré et rappela subtilement à Bontenbal que son parti avait causé « beaucoup de souffrances » ces quinze dernières années, avec le scandale des allocations familiales, la gestion de l'extraction de gaz à Groningue et le problème de l'azote. Ce dernier point faisait référence au fait que la législation du PAS – qui, sous sa forme partiellement abandonnée, maintient encore le pays en esclavage – est une idée originale De la part d'un membre du CDA et d'un membre du PvdA, ou encore du président actuel du LTO, Ger Koopmans, et du directeur de Gasunie, Diederik Samson. Van der Plas, cependant, a refusé de s'étendre sur le sujet. Elle s'est néanmoins demandée si le CDA ne gagnerait pas à mener une introspection plus poussée avant de participer à nouveau au gouvernement et de reproduire ses erreurs habituelles. Bontenbal a réfuté cette hypothèse, affirmant que le CDA avait déjà fait un important travail d'introspection. De plus, il a laissé entendre qu'il était lui-même trop jeune pour connaître toute l'histoire du parti. En résumé, il a suggéré que Van der Plas se faisait des idées.
Bontenbal regrette des milliards
Van der Plas est resté inflexible et souhaitait avant tout savoir quelle ampleur des expropriations Bontenbal entendait réellement réaliser si son parti était réintégré au gouvernement. Il n'a pas obtenu de réponse directe, mais le chef du CDA a indiqué qu'il tenait particulièrement à éclaircir la question de l'azote. Il a également déploré que le cabinet Schoof ait rejeté les milliards alloués à cet effet.
Un autre moment clé de la politique agricole a trouvé Cela s'est produit en début de semaine, lorsque Harm Holman, ancien député, a déposé son projet de loi sur le logement social devant la Chambre des représentants. Il ne peut plus poursuivre le processus lui-même, le Conseil national de sécurité (NSC) n'étant plus en fonction au Parlement. Le député Pieter Grinwis, de l'Union chrétienne, devrait reprendre ce dossier.
proposition réécrite
Ce projet de loi présente un léger problème. Depuis sa publication initiale et la consultation en ligne, il a été considérablement remanié. Une catégorie GVE a été ajoutée et le critère de distance pour le transport a été porté de 25 à 50 kilomètres. Il s'agit là de modifications importantes. Conformément à la réglementation en vigueur, le projet de loi doit donc faire l'objet d'une nouvelle notification et d'un nouvel examen.
Poursuite judiciaire de FDF
Parallèlement, la Force de défense des agriculteurs (FDF) a déposé une requête préliminaire contre l'État à Zutphen concernant la légalisation des sympathisants du PAS. La FDF espère que cette requête aboutira à terme à la légalisation de ces sympathisants, mais de nombreux électeurs, y compris dans le secteur agricole, doutent des chances du parti. Une décision est attendue dans deux semaines.
Les Belges plus flexibles
Alors qu'aux Pays-Bas, les entreprises agricoles et non agricoles ne peuvent plus obtenir de nouvelles autorisations environnementales, même pour l'installation d'innovations éprouvées, la Belgique, dont la législation est similaire à bien des égards, se montre plus souple et créative. Les agriculteurs y sont autorisés à supprimer temporairement certains espaces d'élevage (et donc à réduire les émissions) pour installer un système à faibles émissions, par exemple. Ces espaces peuvent ensuite être réutilisés.
Aux Pays-Bas, en revanche, la Sphère de Lely n'est pas contestée. En Belgique, l'association Bond Beter Leefmilieu et l'ONG Dryade remettent en cause son efficacité à réduire les émissions d'ammoniac. Par ailleurs, des organisations comme MOB aux Pays-Bas n'en ressentent pas le besoin, car très peu d'autorisations sont délivrées.
Voici le conseil aux entreprises : ne déménagez pas ! Quiconque déménage perd ce qu’il possède et n’obtiendra pas de nouveau permis, mais aura en plus les milices environnementales sur son toit.
Dans le seul État de Flevoland, six exploitations laitières ont récemment obtenu des permis irrévocables. Des associations environnementales ont intenté des actions en justice contre certaines d'entre elles, mais avec un dépôt calculé bien inférieur à 0,005 mol, elles n'ont pu trouver aucun argument pour bloquer davantage la légalisation.
© DCA Market Intelligence. Ces informations de marché sont soumises au droit d'auteur. Il n'est pas permis de reproduire, distribuer, diffuser ou mettre le contenu à la disposition de tiers contre rémunération, sous quelque forme que ce soit, sans l'autorisation écrite expresse de DCA Market Intelligence.