La situation sur le marché néerlandais du fumier reste relativement stable, comme ces dernières semaines. Dans plusieurs régions, l'offre importante de fumier bovin, notamment, se maintient. Néanmoins, la marge de manœuvre des prix du fumier semble se réduire, au moins jusqu'à la fin de l'année. La situation est tout autre sur le marché des contrats de traitement de substitution (CTS), où les prix ont connu de fortes fluctuations récemment.
Actuellement, les prix du fumier DCA se maintiennent à un niveau élevé et stable. Historiquement, les prix du fumier atteignent leur maximum en fin d'année, même si cela ne s'applique pas à toutes les zones de vente aux Pays-Bas cette année. Par rapport à la même période l'an dernier, des différences significatives persistent.
L'impact du programme de rachat, qui a permis de racheter les exploitations de nombreux éleveurs laitiers et porcins, notamment dans le sud des Pays-Bas, se reflète clairement dans les contributions à la collecte des déchets de lisier de l'année dernière. Par exemple, un éleveur de porcs du sud des Pays-Bas paie actuellement en moyenne 32,83 € pour l'élimination de son lisier, contre 37,67 € l'année dernière. Pour les éleveurs de bovins de la même région, le montant moyen est désormais de 30,17 €, contre 33,67 € l'année dernière.
Relocalisation des zones excédentaires ?
Un constat récurrent tout au long de l'année est la forte diminution de l'approvisionnement en fumier dans la région des Pays-Bas centraux. Les frais de collecte du lisier de porc dans cette région s'élèvent actuellement à 36,33 €, un montant à peine supérieur aux 36 € enregistrés à la même période l'an dernier. La situation critique est particulièrement flagrante pour le lisier de bovins, selon plusieurs intermédiaires. Les frais de collecte dans les Pays-Bas centraux atteignent désormais en moyenne 35,83 €, contre 34,17 € l'an dernier.
Le commerce des OVV s'est complètement effondré.
À l'approche du Nouvel An, les échanges de contrats de traitement de substitution (DCA) reprennent. Le prix des DCA a encore baissé cette semaine pour atteindre 0,70 € le kilo, soit une diminution de 0,15 € par rapport à la semaine dernière. Le mois de décembre est particulièrement actif en termes d'échanges et de spéculation sur les DCA, ce qui contribue à la relative stabilité des prix tout au long de l'année, les variations importantes n'intervenant qu'au cours du dernier mois.
Le niveau d'obligation de traitement dépend de la région où se situe l'éleveur. Comme les années précédentes, ce pourcentage est de 59 % dans le sud, 52 % dans l'est et 10 % dans le reste du pays. Cette disparité explique en grande partie la situation actuelle du marché. Dans le sud, le taux de traitement du fumier est relativement élevé, tandis que le surplus est actuellement concentré en amont des cours d'eau, où seulement 10 % environ de ce surplus est traité.
Parallèlement, l'augmentation des exportations de fumier joue un rôle significatif. Au cours des neuf premiers mois de 2025, les Pays-Bas ont exporté près de 2,74 millions de tonnes de fumier animal, contenant environ 31,4 millions de kilos d'azote et 28,7 millions de kilos de phosphate, soit respectivement 27,7 % et 20,5 % de plus qu'à la même période l'année précédente. Cette hausse des exportations a donc contribué à la vente de fumier à l'étranger et a ainsi allégé la pression sur le marché national de transformation.
Les éleveurs ont jusqu'au 31 décembre pour finaliser leur comptabilité des déjections animales pour 2025. Comme les années précédentes, les échanges ne devraient véritablement démarrer qu'à partir de la mi-décembre. Cependant, des sources internes estiment qu'il est discutable pour les agriculteurs d'attendre aussi longtemps l'évolution du marché. Les prix sont actuellement bas, et il reste à voir si cette situation perdurera jusqu'à la fin de l'année.