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Analyse Mest

Les prix de l'huile de vanadium chutent à un nouveau plancher

18 December 2025 - Jan Willem Veldman

Le marché du fumier est actuellement très volatil. Sur le plan politique, les enjeux sont considérables, les perspectives de vente de fumier pour les années à venir étant un point crucial. Il est essentiel de noter que le programme d'action de la huitième directive Nitrates doit entrer en vigueur le 1er janvier 2026. Pour l'instant, ce débat politique n'a pas d'incidence directe sur les prix du fumier, même si la tendance du marché semble évoluer. Parallèlement, le déclin du marché des accords de traitement alternatifs (ATA) se poursuit sans relâche.

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Le prix du fumier DCA reste relativement stable cette semaine par rapport aux semaines précédentes. Cependant, à l'approche de la fin de l'année, le marché régional évolue, un phénomène qui n'était pas forcément anticipé. Tout au long de l'année, l'offre de fumier dans la région des Pays-Bas centraux a été particulièrement faible. Certains éleveurs de bovins de cette région doivent encore se débarrasser d'importantes quantités de fumier avant la fin de l'année. Selon un intermédiaire, dans ce cas, il suffit d'augmenter légèrement les prix pour garantir une évacuation adéquate du fumier.

À l'approche de 2026, des signaux du marché indiquent que l'évacuation du lisier reste nécessaire. Il ne s'agit pas seulement de quelques « charges d'urgence » avant le début de la saison d'épandage, mais de volumes plus réguliers, afin d'éviter le débordement des fosses à lisier. La pression régionale due à l'offre continue ne se traduit pas par une hausse des tarifs de collecte dans le centre des Pays-Bas cette semaine. Les prix du lisier de porc et du lisier de bovin restent inchangés par rapport à la semaine dernière, à respectivement 36,33 € et 35,83 € le mètre cube.

Le sud des Pays-Bas bénéficie clairement d'un éclairage plus important.
Dans le sud des Pays-Bas, la pression sur le marché du fumier est nettement moins forte. L'offre de fumier est gérable et son évacuation est également beaucoup plus rapide, selon un intermédiaire du secteur. Les intermédiaires prévoient que cette situation se maintiendra jusqu'au début de la saison d'épandage. Le tarif de collecte du fumier de porc par la DCA dans le sud des Pays-Bas est de 32,83 € par mètre cube cette semaine, et de 30,33 € par mètre cube pour le fumier bovin.

Le prix des contrats de traitement de substitution (DCA) a encore baissé cette semaine pour atteindre 0,50 € le kilo, soit 0,20 € de moins que la semaine dernière. Ce prix se situe donc actuellement à un nouveau plancher. Le précédent record à la baisse remonte à 2020, lorsque le marché avait chuté à 0,52 € le kilo à la fin de l'année. Ce recul est une fois de plus attribué au faible taux de traitement du lisier en amont des grands cours d'eau, où le lisier est le plus abondant.

Débat politique autour de la politique relative au fumier
Il y a ensuite le débat à La Haye, où la ministre de l'Agriculture, Femke Wiersma, insiste pour que le programme d'action de la huitième directive sur les nitrates entre en vigueur le 1er janvier. La norme actuelle est de 170 kg d'azote par hectare, mais le système proposé appliquera un plafond d'azote par parcelle, combiné à des normes culturales, lesquelles ne sont plus vraiment applicables car elles reposent sur des moyennes historiques et ne tiennent pas compte des parcelles à rendements constamment élevés.

Un élément clé du débat concerne les zones non classées (NV), où une réduction de 20 % des normes d'application est actuellement en vigueur, alors que des années de mesures montrent que la qualité de l'eau est, dans de nombreux endroits, bien inférieure à la norme de 50 mg de nitrate par litre. La proposition consiste à supprimer le statut NV dans les zones où la qualité de l'eau est manifestement bonne, afin que les agriculteurs puissent à nouveau appliquer les normes de fertilisation habituelles.

L'objectif ultime demeure la fertilisation équilibrée, c'est-à-dire une fertilisation basée sur les besoins réels de la culture et tenant compte des apports déjà effectués. Or, ce principe a été largement abandonné. Un aspect particulièrement problématique est que l'Université et Centre de recherche de Wageningen (WUR) ne prend en compte le fumier animal que pour 55 % des besoins des cultures, ce qui, en pratique, entraîne une sous-fertilisation structurelle et un déséquilibre des nutriments. Bien que le ministre ait pris en compte cette critique, cette norme reste en vigueur.

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