On a déjà beaucoup écrit sur les conséquences politiques de la politique relative au lisier aux Pays-Bas. Il est généralement admis que le bilan global a été négatif. Comme ces dernières semaines, cela n'a pas entraîné de changements radicaux sur le marché du lisier. Cependant, les prix des contrats de traitement de substitution (CTS) ont augmenté.
Plusieurs intermédiaires en fumier ont conclu que la marge de manœuvre concernant les prix du fumier pour cette année est tout simplement épuisée. Cette semaine, les prix du fumier DCA resteront donc inchangés par rapport à la semaine dernière. Les intermédiaires constatent surtout un ralentissement de l'activité en cette fin d'année dans le sud du pays. À l'est, et particulièrement au nord, l'offre de lisier reste importante.
Le prix du lait influence le prix du fumier
La semaine dernière, il a été annoncé que Boerenbusiness ont déjà accordé une attention particulière à baisse du prix du laitEn décembre, le prix du lait a chuté à un peu plus de 40 € les 100 kilos, et une reprise ne semble pas se profiler à l'horizon. Les intermédiaires du fumier anticipent que la baisse du prix du lait n'incitera pas les éleveurs à maintenir les prix actuels du fumier en 2026. Il faudra donc attendre de voir comment le marché du fumier évoluera à l'approche de la saison d'épandage, selon les acteurs du marché. Des rumeurs circulent déjà concernant les conditions météorologiques qui précéderont le début de cette saison et qui influenceront inévitablement l'évolution du marché du fumier durant cette période. Les agriculteurs, quant à eux, suivront de près l'évolution du marché du fumier dès le début de l'année prochaine. Face à la pression exercée sur les prix des différentes cultures, ils cherchent logiquement à obtenir des revenus supplémentaires en achetant du fumier. En définitive, ce sont là les facteurs susceptibles de dynamiser le marché début 2026.
Les VVO reprennent du service
Sur le marché des contrats de traitement de remplacement (CTR), les prix fluctuent presque quotidiennement à cette période de l'année, selon un intermédiaire du secteur. Alors que la semaine dernière, le prix des CTR était à son plus bas niveau depuis des années, il a augmenté de 0,05 € pour atteindre 0,55 € le kilo cette semaine. Bien que la hausse reste modérée, les intermédiaires font état d'une activité soutenue. L'offre de CTR a fortement diminué en début de semaine, entraînant une flambée des prix dans certaines régions. Parallèlement, les échanges se poursuivent, car de nombreux éleveurs anticipent la poursuite de la baisse et une nouvelle chute des prix. On prévoit actuellement une légère hausse des prix entre Noël et le Nouvel An.