L'euro continue de se renforcer face au dollar en ce début d'année. Face à la livre sterling, la monnaie européenne recule progressivement. La semaine dernière, le taux de change euro-dollar a frôlé la barre des 1,20 $, son plus haut niveau depuis près de cinq ans. Au second semestre 2025, l'euro s'est rapidement apprécié et cette tendance haussière devrait se poursuivre en cette nouvelle année.
Ce mouvement est principalement dû à la faiblesse du dollar. La montée des tensions géopolitiques pousse les investisseurs à se désengager des actions et obligations américaines. Les inquiétudes concernant les finances publiques américaines s'accentuent également, selon plusieurs sources. Le marché évoque déjà une année défavorable au dollar. ABN Amro prévoit que le taux de change euro/dollar atteindra environ 1,25 d'ici fin 2026, une prévision qui semble plutôt prudente.
L'intérêt
Après trois baisses consécutives de ses taux d'intérêt, la Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu ses taux directeurs stables entre 3,50 % et 3,75 %, malgré les pressions politiques de l'administration Trump en faveur d'une nouvelle baisse. La Banque centrale européenne annoncera également sa décision concernant les taux d'intérêt cette semaine. Le taux directeur de la zone euro est actuellement de 2 % et devrait rester inchangé. Malgré la hausse des taux d'intérêt aux États-Unis, le dollar ne se soutient pas pour le moment. Sur le marché actuel, les analystes estiment que cet effet est masqué par d'autres facteurs.
Euro livre sterling
Face à la livre sterling, l'euro affiche une tendance à la hausse. image différente Depuis l'automne, l'euro s'est déprécié face à la livre sterling, notamment en raison de l'inflation persistante au Royaume-Uni et des anticipations selon lesquelles la Banque d'Angleterre maintiendrait des taux d'intérêt élevés plus longtemps que la BCE. De ce fait, le Royaume-Uni conserve un avantage en matière de taux d'intérêt, ce qui soutient la livre. Pour les échanges commerciaux avec le Royaume-Uni, cela signifie que les exportateurs européens sont moins affectés par la vigueur de l'euro que lorsque les acheteurs paient en dollars.
Dollar est en tête
Un euro plus fort face au dollar est défavorable aux exportations agricoles, car de nombreux produits agricoles sont négociés en dollars. Pour les acheteurs hors zone euro, les prix augmentent, ce qui affaiblit la compétitivité des exportateurs européens. Les exportations de céréales européennes, par exemple, en souffrent depuis un certain temps. Les échanges de produits laitiers et de viande indiquent également que le renforcement de l'euro ralentit les exportations.