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Analyse Énergie

Le risque d'une attaque américaine contre l'Iran rend le pétrole beaucoup plus cher.

25 février 2026 - Linda van Eekeres

Le risque d'escalade suite à une attaque américaine contre l'Iran est déjà intégré dans les prix du pétrole. Le Brent atteint son plus haut niveau depuis près de sept mois. Le taux de remplissage des stations-service néerlandaises en gaz est à un niveau historiquement bas de 11,7 %. Ce n'est pas un problème immédiat, surtout avec l'arrivée des beaux jours, mais cela ne devrait pas surprendre.

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Malgré la surproduction mondiale, les prix du pétrole ont atteint leur plus haut niveau depuis près de sept mois. Cette hausse semble largement imputable à l'intégration des risques déjà pris en compte. La situation géopolitique demeure tendue. Trump menace d'une attaque militaire contre l'Iran si Téhéran ne parvient pas à un accord sur son programme nucléaire d'ici jeudi, voire plus tôt. Une escalade pourrait perturber l'approvisionnement en pétrole. L'Iran a déjà menacé de bloquer le détroit d'Ormuz, par lequel transite un tiers du pétrole et un cinquième du GNL commercialisés dans le monde. 

Au moment de la rédaction (mardi après-midi 24 février), le pétrole coûte 71,49 dollars le baril ; le 16 décembre, il était inférieur à 59 dollars.

Les nouveaux droits de douane entrés en vigueur mardi et la confusion qui en découle n'arrangent rien. Après que la Cour suprême américaine a déclaré illégaux de nombreux droits d'importation imposés par Trump, de nouveaux droits de douane de 10 % ont été instaurés, alors même que Trump avait récemment évoqué un droit de douane de 15 %. 

Diesel
Le prix du diesel a considérablement augmenté, passant de 132,25 € les 100 litres le 18 février (prix pour les membres LTO à partir de 4 000 litres) à 137,91 € les 100 litres le 24 février.

Le taux de remplissage de gaz aux Pays-Bas est très faible.
À 30,80 €/MWh, le prix du gaz au moment de la rédaction (mardi 24 février après-midi) est légèrement inférieur à celui d'il y a une semaine (31,84 €/MWh le 18 février). Le prix du gaz a baissé depuis son récent pic de 39,29 €/MWh le 30 janvier, mais il reste fluctuant. 

Le niveau d'approvisionnement en gaz aux Pays-Bas a chuté à un niveau très bas de 11,7 %, selon les données officielles de Gas Infrastructure Europe. Plusieurs médias ont fait état d'un taux de remplissage alarmant de 1,1 %, mais il s'agissait en réalité d'une erreur de saisie dans le National Energy Dashboard. À l'échelle de l'UE, le taux de remplissage est de 30,8 %.

11,7 % reste un pourcentage historiquement bas. La bonne nouvelle est qu'aucune température négative n'est prévue dans un avenir proche. En fait, aujourd'hui (25 février) sera une véritable journée printanière. Cela réduira considérablement les besoins en gaz pour le chauffage. Le vent est faible, ce qui limite la production d'énergie éolienne, mais le soleil brillera de mille feux.

Gasunie a déclaré à Nu.nl que le faible niveau de remplissage des réservoirs ne constitue pas un problème immédiat, que l'approvisionnement en gaz est stable et que les prix du gaz sont même en légère baisse. Gasunie souligne toutefois qu'aucun événement imprévu ne devrait se produire.

Ce sont précisément ces événements imprévus qui représentent un risque, comme l'a récemment souligné sur LinkedIn René Peters, directeur des technologies gazières à l'institut de recherche TNO. Il fait référence aux récents développements impliquant les États-Unis et l'Iran : « Que se passerait-il si ces flux s'interrompaient brutalement en raison de sanctions ou d'une guerre, entraînant la fermeture du détroit d'Ormuz ? Peut-être devrions-nous sérieusement envisager la constitution d'une réserve stratégique ou d'urgence de gaz, à l'instar de celle que nous avons pour le pétrole ? »

électricité
Le prix moyen journalier de l'électricité a fluctué cette semaine sur le marché à terme TTF, passant de 54,37 € le 22 février à 105,66 € le 24 février. 

Tout comme le prix du gaz, le prix de l'électricité fluctue considérablement, selon le dernier rapport de l'Autorité néerlandaise de la consommation et des marchés (ACM) sur l'énergie. « En janvier, le prix de l'électricité était élevé, avec un prix moyen de 108 €/MWh pour le lendemain, soit le prix moyen le plus élevé depuis février 2025. Les prix de l'électricité suivent la hausse des prix du gaz. Lorsque le prix du gaz a fluctué début février, le prix de l'électricité a suivi la même tendance. »

L'ACM souligne comme un point positif que « la production d'électricité d'origine solaire et éolienne dans l'UE dépasse désormais celle issue des combustibles fossiles ». « Les Pays-Bas avaient déjà franchi cette étape ; elle s'applique désormais à l'ensemble de l'Union européenne. »

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