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Analyse Énergie

L'Iran menace le secteur énergétique : les prix du gaz flambent.

Lundi 15h20 - Linda van Eekeres - Commentaires 4

Les prix du gaz et du pétrole, et par conséquent ceux du diesel, ont fortement augmenté suite aux attaques américano-israéliennes contre l'Iran et aux représailles iraniennes. L'Iran a ciblé des infrastructures pétrolières et gazières, notamment le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz. Des attaques de drones ont également visé la plus grande raffinerie de pétrole d'Arabie saoudite, ainsi qu'une usine de gaz et une centrale électrique au Qatar. Le pays a suspendu ses exportations de GNL. Le prix du gaz a augmenté de près de moitié.

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Le prix du pétrole a brièvement dépassé les 82 dollars le baril ce matin (lundi 2 mars) avant de retomber. L'écart entre le plus haut et le plus bas a été de près de 5 dollars. Au moment de la rédaction de cet article, le prix est de 79,12 dollars. Cela représente une hausse de près de 9 % par rapport au cours de clôture du vendredi 27 février (72,87 dollars le baril).

Le Qatar suspend ses exportations de GNL
Les prix du gaz ont fortement augmenté. Le marché à terme TTF s'établissait à 31,96 €/MWh avant le week-end. Au moment de la rédaction de cet article, il atteint 46,26 €/MWh, soit une hausse de près de 45 %. 

Selon l'Agence américaine de l'énergie, environ un cinquième du commerce mondial de gaz naturel liquéfié (principalement en provenance du Qatar) transite par le détroit d'Ormuz. Ce gaz est principalement destiné à l'Asie. Le Qatar a annoncé aujourd'hui la suspension temporaire de sa production de GNL suite aux attaques de drones iraniens contre une usine de production de gaz et une centrale électrique.

Parallèlement, le niveau de remplissage des réserves de gaz néerlandaises est au plus bas. En raison du faible coût du gaz et de l'absence de perspectives de profit pour les acteurs du marché, les réserves ne sont actuellement remplies qu'à 10,6 %, selon les données de Gas Infrastructure Europe.

Besoin de stockage stratégique ?
Il y a quelques semaines, l'institut de recherche TNO a soulevé la question de savoir si les Pays-Bas ne laissaient pas leur sécurité d'approvisionnement au seul contrôle du marché. « Maintenant que l'Iran ferme le détroit d'Ormuz, 2 milliards de mètres cubes de gaz par semaine, soit 110 milliards de mètres cubes par an, pourraient être bloqués pendant une période prolongée », a écrit René Peters, directeur des technologies gazières chez TNO, sur LinkedIn. « Cela affectera d'abord principalement l'Asie, destination de la majeure partie du GNL en provenance du Moyen-Orient. Mais indirectement, cela entraînera des fluctuations du marché et des hausses de prix qui impacteront également l'Europe. Juste au moment où la saison de remplissage des installations de stockage de gaz est sur le point de recommencer. N'est-il pas temps de reconsidérer la résilience de notre approvisionnement en gaz et la nécessité d'installations de stockage stratégiques ? »

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