Les prix du fumier de porc et de bovin sont en baisse. Ce n'est pas le cas partout, mais la tendance générale est à la baisse.
Certains distributeurs d'engrais préfèrent attendre de voir comment la situation évolue. D'autres, en revanche, prennent l'initiative de baisser leurs prix. Plusieurs facteurs déterminent la performance d'un distributeur d'engrais sur le marché : l'offre, la demande et les coûts de transport, entrent tous en ligne de compte.
Certaines entreprises disposent de stocks importants, tandis que d'autres traitent principalement avec des éleveurs qui préfèrent attendre une baisse des prix. Il faut également tenir compte de la demande. Certaines entreprises connaissent une forte demande, tandis que d'autres restent calmes. Parallèlement, elles possèdent une flotte de véhicules qu'elles souhaitent maintenir en service le plus longtemps possible. De plus, le prix du diesel augmente fortement et, bien sûr, il faut bien financer ce carburant.
La livraison directe aux champs permet de réduire les coûts, et les éleveurs sont impatients de constater les économies réalisées sur leurs factures. L'épandage a commencé, mais il n'est pas encore uniforme. Le sol n'est pas suffisamment sec partout. Cela devrait toutefois changer prochainement. Avec ce beau temps, l'épandage devrait se faire à grande échelle la semaine prochaine.
Pour le lisier de porc, la baisse des prix est plus marquée dans le sud du pays. Dans cette région, les prix de collecte devraient diminuer d'environ 2 € par mètre cube cette semaine. Dans le centre du pays, les prix sont nettement plus élevés et les distributeurs de lisier sont encore plus réticents à les baisser.
Pour le fumier de bovins, les prix sont les plus élevés dans le nord. Cependant, ils sont en baisse. La diminution la plus marquée est actuellement observée à Leeuwarden, où les prix ont baissé de 2 € par mètre cube. Ailleurs, les baisses de prix se situent en moyenne entre 0,50 € et 1 € par mètre cube. Dans le sud, le prix moyen est désormais de 28,50 €, et dans le centre du pays, il est supérieur d'environ 7 €.
De manière générale, les distributeurs de fumier hésitent encore sur la politique tarifaire à adopter. Les agriculteurs souhaitent obtenir le meilleur prix pour le fumier qu'ils reçoivent, tandis que les éleveurs cherchent à retarder au maximum la baisse de leurs factures.
Un autre facteur est que les éleveurs doivent se débarrasser de davantage de fumier suite à l'expiration de la dérogation. Par ailleurs, les agriculteurs sont confrontés à une forte hausse des prix des engrais. Afin d'optimiser la période d'épandage, ils devront trouver un terrain d'entente.