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Actualités Union Européenne

Accord de l'UE sur un rôle renforcé des agriculteurs dans la chaîne alimentaire

6 mars 2026 - John Ramaker

Le Parlement européen et le Conseil européen sont parvenus à un accord provisoire sur de nouvelles mesures visant à renforcer la position des agriculteurs dans la chaîne alimentaire. L'objectif est de garantir aux agriculteurs un prix plus juste pour leurs produits et de stabiliser leurs revenus.

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Un élément clé de l'accord est que les prix des produits alimentaires doivent mieux refléter les coûts de production réels des agriculteurs. Les États membres sont tenus de publier en ligne des indicateurs pouvant servir de référence lors des négociations contractuelles entre agriculteurs et acheteurs.

Par ailleurs, le rôle des organisations de producteurs (OP) sera renforcé. Ces organisations seront autorisées à négocier plus fréquemment directement avec les acheteurs et joueront un rôle plus important dans l'organisation du marché. Dans le même temps, des règles seront mises en place afin d'empêcher les acheteurs de démarcher directement les agriculteurs sans l'intervention des organisations de producteurs.

Des règles plus claires pour l'étiquetage et le marketing
L'accord prévoit également de nouvelles règles pour l'étiquetage et la commercialisation des produits agricoles. Par exemple, l'utilisation de termes comme « équitable » ou « juste » sera soumise à des conditions plus strictes. Les produits ne pourront porter ces appellations que s'ils contribuent de manière tangible au développement des communautés rurales ou au renforcement des organisations d'agriculteurs, par exemple.

De plus, pour la première fois, une définition claire du terme « viande » est établie : il s’agit des parties comestibles des animaux. Les appellations comme « steak » et « foie » ne peuvent donc être utilisées que pour des produits contenant effectivement de la viande. Ceci exclut l’emploi de ces termes pour la viande cultivée ou les produits issus de laboratoire.

La notion de « circuit court » est également précisée. Ce terme ne peut être utilisé que pour les produits fabriqués dans l'UE et livrés au consommateur via un nombre limité d'intermédiaires ou sur de courtes distances.

Soutien supplémentaire au secteur laitier
Des mesures supplémentaires seront mises en place pour le secteur laitier, notamment la mise en place de contrats écrits obligatoires entre les producteurs laitiers et les acheteurs. Ces contrats devraient contribuer à stabiliser les revenus des producteurs. Ils comprendront, entre autres, des indicateurs de prix et des clauses de révision.

La rapporteuse Céline Imart (PPE, France) qualifie l'accord d'avancée importante. Elle estime que des contrats mieux définis permettront aux agriculteurs d'occuper une place plus équitable dans la chaîne de valeur et d'être mieux protégés en cas de conflit avec les acheteurs.

Imart estime également que la protection du terme « viande » constitue une victoire importante pour le secteur de l'élevage, car elle empêche les produits carnés traditionnels d'avoir à concurrencer les produits fabriqués en laboratoire portant le même nom.

Prochaines étapes
L'accord provisoire doit encore être formellement approuvé par le Parlement européen et le Conseil avant que les nouvelles règles puissent entrer en vigueur. Ces propositions s'inscrivent dans un ensemble de mesures plus vaste présenté par la Commission européenne en décembre 2024, visant à améliorer la situation des agriculteurs dans la chaîne alimentaire et à lutter contre les pratiques commerciales déloyales.

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