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Le nouveau ministre de l'Agriculture, Van Essen, est confronté à un baptême du feu.

13 mars 2026 - Klaas van der Horst

Le ministre Jaimi van Essen (LVVN, D66) sera mis à l'épreuve la semaine prochaine. Jeudi, il aura l'occasion de défendre le budget de son ministère. Il s'était déjà rendu à la Chambre des représentants la semaine dernière à cette fin, accompagné du secrétaire d'État Erkelens, mais avait alors dû écouter les députés. Cette semaine, ce sera à son tour de prendre la parole.

C'est attendu avec impatience. Bien sûr, on a déjà beaucoup parlé du nouveau ministre. Par exemple, Johan Derksen… Aujourd'hui à l'intérieur et dans divers autres médias. Son annulation pour la Journée de la Campagne n'a pas été bien accueillie non plus. Cependant, les Pays-Bas ignorent encore qui il est et comment il se comportera réellement.

Priorité absolue et Chambre des représentants
Naturellement, la Chambre des représentants souhaite avant tout savoir comment il compte gérer le dossier de l'azote. Après près de sept ans d'hésitations, la question de l'azote reste brûlante. La question est de savoir s'il révélera ses véritables intentions à ce sujet la semaine prochaine. Van Essen n'est d'ailleurs pas le premier à se prononcer. L'azote est chefache Au sein du nouveau gouvernement, même le Premier ministre doit encore manœuvrer. En tant que chef d'une coalition minoritaire, il doit faire approuver sa politique par la Chambre des représentants.

Miser sur un accord rapide avec les partis de gauche est une option, mais s'il ne parvient pas à rallier certains partis de droite, il n'aura plus besoin de solliciter leur soutien la prochaine fois, et certains partis de la coalition se retrouveront dos au mur politique.

Signalez une avalanche. 
Entre-temps, les premières escarmouches en vue d'un nouveau débat sur l'azote ont bel et bien eu lieu. Cette semaine, des membres de la Chambre des représentants ont déjà reçu un grand nombre de rapports et les documents annexes dans leurs boîtes de réception. Comme d'habitude, une certaine couverture médiatique a déjà été générée. L'Agence néerlandaise d'évaluation environnementale (PBL, l'un des co-auteurs) a de nouveau indiqué que l'élevage doit réduire considérablement ses activités pour atteindre les objectifs de réduction de l'azote.

Nouveaux rapports, anciens locaux
Cela semble familier. En réalité, il s'agit simplement d'une histoire bien connue : si les études de PBL, du RIVM et de Wageningen ER sont récentes, les textes, eux, reposent sur les mêmes hypothèses et calculs, inchangés. Le temps a passé, les connaissances n'ont pas évolué, mais un nouveau gouvernement pourrait leur offrir une nouvelle chance.

Les Pays-Bas et le reste du monde
L’arrêt Aerius et les principes sous-jacents, la valeur critique de dépôt (VCD) et l’ancien seuil arithmétique inférieur sur lequel la Cour s’appuie encore ; rien n’a changé à ce sujet. Tant que la situation restera inchangée, les Pays-Bas continueront de faire face à des problèmes tels que ceux découlant de la décision de Bonaire À partir de janvier : la nature à Bonaire est en mauvais état ; des mesures supplémentaires doivent donc être prises dans l’ensemble des Pays-Bas pour y remédier. La prochaine décision de justice pourrait bien concerner la nature au Népal et ses conséquences pour les Pays-Bas. Ce qui souligne une fois de plus l’écart parfois absurde entre réalité juridique et réalité physique (et, de fait, les prétentions saugrenues du monde juridique quant à la réalité vécue).

Offensive du lobby
Le gouvernement n'est pas le seul à préparer la mise en œuvre d'une nouvelle politique sur l'azote. Les groupes de défense des intérêts agricoles s'y emploient également. La LTO et d'autres acteurs du secteur agricole ont déjà entamé des démarches de lobbying et des discussions préparatoires. Mais ces acteurs savent-ils qui fait déjà des concessions en vue d'un éventuel accord ?

Azote ou phosphate ?
Par ailleurs, la question est de savoir par quelle voie le gouvernement choisira d'intervenir pour réduire l'azote dans l'agriculture. Optera-t-il pour la réduction de l'azote ou pour celle des phosphates ? L'expérience de ces dernières années montre que les mesures relatives à l'azote sont complexes et très coûteuses. Le rachat des exploitations agricoles coûte des centaines de millions, pour un gain minime en termes de réduction des dépôts. En comparaison, la réduction des quotas de phosphate est une intervention relativement peu onéreuse, mais aussi très contraignante. Les exploitations dont les quotas de phosphate sont insuffisants sont contraintes de réduire leur production de fumier et, par conséquent, leur cheptel, sous peine de lourdes amendes. C'est un risque que le secteur agricole prend au sérieux, mais que, pour des raisons compréhensibles, personne n'envisage avec enthousiasme.

Van Essen communiquera-t-il des informations à ce sujet la semaine prochaine ? Ou bien le groupe de travail sur l’agriculture, la nature et l’azote, dirigé par le Premier ministre Jetten, doit-il d’abord parvenir à un accord ?

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Klaas van der Horst

Spécialiste du marché des produits laitiers chez DCA Market Intelligence, il étudie l'actualité et les tendances du marché et interprète les évolutions.

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