Agriphoto

Analyse Mest

Ressort peu efficace pour l'évacuation du fumier

26 mars 2026 - Jurphaas Lugtenburg

Le marché du lisier cherche à dynamiser les ventes ce printemps en raison des conditions météorologiques changeantes et des capacités d'épandage limitées. Parallèlement, l'offre reste abondante et les prix sont sous pression. Pour en savoir plus sur la vente de lisier, consultez notre article.

Souhaitez-vous continuer à lire cet article ?

Devenez abonné et obtenez un accès instantané

Choisissez l'abonnement qui vous convient
Avez-vous un conseil, une suggestion ou un commentaire concernant cet article ? Faites le nous savoir

Tout comme la météo, le marché du fumier l'est aussi, d'une certaine manière. Après une semaine de beau temps, on est surpris des quantités de fumier épandues. Mais si le temps se gâte, comme mercredi, les distributeurs et/ou les entrepreneurs doivent immédiatement s'adapter et trouver de nouveaux clients. La nature intermittente des précipitations rend impossible toute prévision. À un endroit, quelques millimètres de pluie suffisent pour que le tuyau d'épandage puisse reprendre son travail après une courte période de calme, tandis qu'un peu plus loin, les fortes pluies rendent l'épandage impossible pour le reste de la semaine. Globalement, la quantité de fumier épandue a toutefois considérablement diminué depuis mercredi.

Le calme relatif qui règne actuellement à l'échelle nationale offre aux transporteurs et aux négociants l'opportunité de reconstituer les stocks dans les zones agricoles. Cependant, certains acteurs du secteur se montrent prudents. Les nuits froides annoncées devraient ralentir la croissance du blé, sans pour autant garantir que toutes les parcelles prévues recevront effectivement de l'engrais. Face à la hausse des prix des engrais chimiques, à la modération des prix des céréales et au surcoût important du lisier, les limites des quantités encore acceptables pour l'épandage sur le blé sont revues à la baisse.

Par ailleurs, la capacité de stockage du fumier ne disparaît pas si aucun épandage n'a lieu au printemps. L'année dernière, les conditions printanières étaient très favorables et une grande quantité de fumier a été épandue. De ce fait, la demande en fumier sur les chaumes a été faible, voire nulle, durant l'été. En 2024, en revanche, l'épandage de fumier au printemps s'est avéré impossible et une grande quantité a été utilisée comme engrais vert durant l'été, après la récolte.

Différences régionales majeures
L'espoir, ou plutôt la conviction, d'une baisse significative des coûts d'épandage de fumier ce printemps n'est pas partagé par tous. L'offre, notamment de fumier bovin, est très abondante, surtout dans le nord, tandis que les capacités d'épandage sont limitées par la suppression progressive des dérogations et des zones non renouvelables. Dans le sud-est du pays, la redevance de collecte, en particulier pour le fumier bovin, tend à diminuer. Un volume important y a déjà été épandu. Cependant, de fortes disparités de prix persistent, même au sein d'une même région. L'épandage coûte moins cher pour les pommes de terre et le maïs à proximité que pour le transport du fumier du Limbourg à la Zélande ou du nord de la Frise à la Drenthe. Les prix restent plus élevés dans le nord, notamment parce qu'un volume important reste à y épandre.

Le prix relativement élevé du diesel n'arrange rien à la baisse des prix du fumier. Les négociants en fumier tentent de compenser ce phénomène en maintenant stables les frais de collecte et en réduisant le prix payé aux agriculteurs. Compte tenu des aléas climatiques et de la crainte de se retrouver en bas de la liste des fournisseurs en cas de problème financier, cette situation est également acceptée par les bénéficiaires.

Appelez notre service client 0320 - 269 528

ou par courrier à soutienboerenbusiness. Nl

tu veux nous suivre ?

Recevez notre Newsletter gratuite

Des informations actuelles sur le marché dans votre boîte de réception chaque jour

login