Les prix de la viande de volaille en Europe du Nord sont sous pression. Actuellement, cette baisse est principalement due à un problème d'offre. Pour en savoir plus sur la nouvelle dynamique du marché de la viande de volaille, consultez notre article.
Le prix du poulet de chair selon VCN a baissé chaque semaine au cours des deux dernières semaines. Il était encore de 1,10 € le kilo lors de la 13e semaine et de 1,08 € le kilo lors de la 15e semaine.

La pression sur les prix provient principalement de l'offre. On constate sur le marché une nette hausse de la demande de poulet, comme c'est souvent le cas au printemps. Cependant, cette hausse est contrebalancée par une offre abondante de viande de poulet. Les importations de viande de poulet bon marché absorbent efficacement la demande supplémentaire depuis un certain temps, permettant ainsi aux abattoirs de maintenir les prix bas.
Une partie de cette concurrence provient de Pologne. Les prix en Europe du Nord restent relativement stables. Cela se reflète dans les prix belges, qui sont les plus représentatifs du marché nord-européen, les Pays-Bas ne communiquant pas leurs données à l'Union européenne. Les prix polonais demeurent nettement inférieurs à ce niveau. Cependant, à mesure que les ventes vers l'Europe du Nord augmentent, les prix polonais commencent à grimper. De ce fait, ce pays d'Europe de l'Est parvient lentement mais sûrement à exercer à nouveau une pression sur les prix du poulet aux Pays-Bas.
Par ailleurs, les importations de viande de volaille en provenance du Brésil ont fortement augmenté. Face à la pénurie extrême de l'année dernière, le secteur européen de la viande de poulet s'est davantage tourné vers les importations. Au cours des deux premiers mois de cette année, l'Union européenne a importé nettement plus de viande de volaille de ce pays d'Amérique du Sud qu'un an auparavant. En janvier, les importations en provenance du Brésil ont progressé de 24 % (27 400 tonnes) par rapport à l'année précédente. En février, elles ont même atteint 30 100 tonnes, soit 46,3 % de plus qu'en 2018.
Le nombre de poulets issus du commerce libre diminue plus fortement.
Le caractère libéral du marché est encore plus évident sur le marché libre. Le prix des poulets en libre-échange a chuté encore plus fortement, selon la cotation de Barneveld. Alors que les prix à l'abattoir ont baissé de 2 centimes, les prix sur le marché libre ont diminué de 3 centimes le kilo. Cet avantage pour le marché libre s'explique toujours par des prix plus élevés en Belgique. Les prix y ont également baissé de 3 centimes, selon la cotation de Deinze. Ceci démontre une fois de plus que les prix du marché libre néerlandais sont plus étroitement corrélés aux prix belges que les prix pratiqués par les abattoirs néerlandais.