L'association professionnelle BO Akkerbouw et le groupe de pression LTO Nederland appellent les producteurs de pommes de terre à manipuler avec précaution les lots de pommes de terre restant à la ferme ou retournés aux champs. En raison d'un important excédent, les débouchés commerciaux sont insuffisants cette saison.
D'après les organisations, il est clair que les circuits de commercialisation alternatifs, comme la fermentation ou l'alimentation animale, ne permettent pas d'absorber l'excédent de pommes de terre. Or, les silos doivent être vidés à nouveau pour la récolte suivante. Il faut donc envisager le stockage à la ferme ou l'épandage sur les terres agricoles. Ces solutions présentent des risques, tant pour la culture que pour l'environnement.
Suite à une consultation avec l'Autorité néerlandaise de sécurité des aliments et des produits de consommation (NVWA), BO Akkerbouw et LTO Nederland mettent en place un aperçu des règles et directives Afin d'attirer l'attention sur ces risques, ces organisations adressent avant tout un avertissement : quel que soit le sort réservé aux surplus de pommes de terre, les conséquences à long terme sur la santé des cultures et l'environnement doivent peser lourdement dans les décisions que les producteurs doivent prendre dès maintenant.
Partir en voiture n'est pas une solution simple
Épandre les pommes de terre excédentaires semble une solution pratique au premier abord, mais elle ne l'est pas d'un point de vue légal ni sur le plan cultural. La réglementation l'autorise uniquement si les producteurs empêchent la germination. Cela implique un traitement préalable des lots, par exemple en les broyant ou en les enfouissant dans le sol.
Cela crée un nouveau défi. Les tubercules restants peuvent se développer en repousses spontanées, qui constituent une source importante de maladies telles que le phytophthora. Les producteurs sont tenus de contrôler activement ces repousses et de prévenir les épidémies.
Outre le phytophthora, la fatigue de la pomme de terre joue également un rôle. Le déplacement de terre ou de pommes de terre provenant de champs infectés peut propager davantage la maladie. L'Agence nationale de lutte antiparasitaire (NVWA) recommande donc la mise en œuvre de mesures d'hygiène strictes et l'interdiction de déplacer du matériel provenant de sols infectés.
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