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Spécial Énergie

L'agriculture comme source d'énergie est de plus en plus attrayante

20 Avril 2026 - Klaas van der Horst

Le secteur agricole peut contribuer à relever le défi énergétique aux Pays-Bas dans les années à venir. Les entreprises peuvent également en tirer profit. Actuellement, les opportunités concernent principalement les grandes entreprises qui utilisent le fumier pour produire du biogaz et le transformer en gaz vert.

Si le gouvernement approuve l'introduction d'un seuil actuariel minimal (SAM) de 1 mol, un plus grand nombre d'exploitations d'élevage pourront participer. La contribution au programme énergétique pourrait également augmenter, indique Lubbert van Dellen, directeur du marché agroalimentaire chez Flynth Adviseurs en Accountants.

Ce groupe d'entreprises supplémentaires peut produire à la fois de l'électricité et de la chaleur tout en atténuant d'autres problèmes. Les émissions d'azote diminuent, et les coûts liés à l'élimination du fumier et aux achats d'azote peuvent être réduits. Son importance s'accroît d'autant plus que les coûts de l'énergie augmentent fortement en raison du conflit autour de l'Iran.

Pour exploiter pleinement le potentiel existant, la mise en œuvre du RKO est essentielle. Cela permettra de nouveau la délivrance de permis d'exploitation de la nature et d'élargir le nombre d'entreprises participantes, comme les notificateurs PAS. Cependant, la production de gaz vert, d'électricité et de chaleur à partir de fumier nécessite des investissements relativement importants.

S'engager est rapidement rentable.
Pour les entreprises souhaitant profiter du marché de l'énergie à plus petite échelle, l'achat de panneaux solaires reste intéressant. Celles qui utilisent des panneaux solaires pour leur propre consommation, par exemple pour alimenter des ventilateurs ou des systèmes de traite, peuvent amortir leur investissement en deux à trois ans. La production d'électricité pour des tiers n'est pas rentable. Le coût d'achat moyen se situe entre 55 et 75 centimes par kilowatt.

Une autre solution consiste à combiner panneaux solaires et batteries. Les entreprises plus anciennes disposant d'un raccordement électrique relativement important peuvent notamment en tirer profit. L'investissement est plus élevé et le retour sur investissement se situe entre quatre et six ans.

Batterie optimale avec l'ancien connecteur
L'association de panneaux solaires et de batteries peut être déployée de deux manières. Les entreprises peuvent répartir l'électricité produite tout au long de la journée ou utiliser des batteries pour stocker l'électricité bon marché pendant la journée et la redistribuer ultérieurement. Cela permet de réduire la congestion du réseau et de s'adapter aux fluctuations de prix. Cette option est moins intéressante pour les entreprises disposant d'un petit raccordement au réseau. L'investissement initial est d'environ 100 000 €, dont une partie est déductible des impôts.

éoliennes de plus petite taille
Les entreprises peuvent également investir dans l'énergie éolienne. L'investissement est plus important et le retour sur investissement plus long. Les emplacements disponibles pour les grandes éoliennes sont rares, mais les installations plus petites, jusqu'à environ 100 kilowatts, restent une option. La hausse des prix de l'énergie a accru leur attrait. Des subventions sont disponibles via des dispositifs fiscaux et des financements verts, et dans certaines provinces via des dispositifs complémentaires.

Gaz vert pour les clusters
Pour les grandes exploitations d'élevage produisant beaucoup de fumier, il existe d'autres options, telles que la production de biogaz et par conséquent de gaz vert, ou l'utilisation du biogaz pour la production d'électricité et de chaleur via un système de cogénération (CHP).

Cette option est réservée à un nombre restreint d'entreprises. Les sites suffisamment éloignés des zones naturelles vulnérables sont rares, et les projets nécessitent la collaboration de plusieurs entreprises. Par exemple, un pôle est nécessaire, comprenant un site de production de biogaz et un autre site dédié à sa transformation en gaz vert. L'investissement se chiffre en millions, mais peut s'avérer très intéressant.

Les nouveaux taux SDE sont très utiles
La récente augmentation des tarifs SDE fin janvier améliore la faisabilité du projet. L'utilisation de biodigesteurs devient ainsi intéressante pour les petites exploitations d'environ 150 vaches ou plus. Dans ces exploitations, il est plus avantageux d'utiliser directement le biogaz pour une centrale de cogénération. Celle-ci produit de l'électricité pour le réseau, tandis que la chaleur peut être utilisée pour un système de dénitrification.

Les engrais coûtent beaucoup moins cher
Le seuil de rentabilité est de 30 € par mètre cube de fumier. Grâce à la subvention SDE de 28 à 40 centimes par kilowatt, ce seuil descend à 10-15 € par mètre cube. De plus, environ 20 mètres cubes de fumier supplémentaires peuvent être épandus par hectare, car ils sont considérés comme engrais Renure.

Cette option peut améliorer la rentabilité des entreprises, réduire leurs émissions d'azote et leurs coûts d'élimination du fumier. Le recours aux engrais chimiques pourrait également diminuer. De plus, elle peut contribuer à l'atteinte des objectifs de pilotage, à condition que ceux-ci soient clairement définis. Pour la société, cela se traduit par une production d'électricité accrue, une réduction de la congestion du réseau et une diminution des émissions.

L'investissement dans une unité de cogénération alimentée au biogaz, un système de dénitrification et les éventuelles modifications de la grange atteint rapidement environ 600 000 €. Le délai de retour sur investissement est estimé entre quatre et six ans, selon Van Dellen. 

RKO est nécessaire
Pour permettre ces aménagements, il est nécessaire de rétablir la délivrance des permis d'exploitation de la nature. La mise en place du RKO est donc indispensable. Aucune décision définitive n'a encore été prise à ce sujet, mais le ministre de LVVN devrait s'en saisir.

Cet article fait partie du dossier spécial sur le thème de l'énergie. Lire ici les autres articles de ce thème. 

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Klaas van der Horst

Spécialiste du marché des produits laitiers chez DCA Market Intelligence, il étudie l'actualité et les tendances du marché et interprète les évolutions.

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