Le marché du fumier reste stable malgré les disparités régionales entre l'offre et la demande, et la saison d'épandage progresse rapidement grâce à des conditions météorologiques favorables. Les prix fluctuent. Pour en savoir plus sur les prix du fumier et les variations régionales, consultez notre article.
Depuis Pâques, la météo est clémente. Alors qu'auparavant les travaux devaient être effectués entre les averses, il est possible de travailler à plein régime depuis le début de la semaine dernière. Le rythme est soutenu, ce qui signifie que dans certaines régions, la saison se terminera dès la semaine prochaine. Ailleurs, il faudra encore quelques semaines pour tout achever.
La plupart des champs de blé ont été fertilisés. On continue d'épandre du fumier sur certaines parcelles, notamment sur le blé d'hiver moins développé. Cela concerne également les champs de blé et d'orge de printemps. Par ailleurs, on épand d'importantes quantités de fumier sur les champs de pommes de terre et sur les terres cultivées en betteraves et en oignons.
Dans le sud, les fosses à lisier sont à sec par endroits. Plus au nord, dans certaines zones, le fumier a été en grande partie évacué. En revanche, au nord et à l'est, les réserves restent importantes. La situation varie donc considérablement d'une exploitation à l'autre.
D'un côté, on trouve d'importantes quantités de fumier, mais les possibilités de s'en débarrasser rapidement sont limitées. De l'autre, la demande est forte, mais les stocks diminuent plus vite que prévu. Par exemple, certaines exploitations d'élevage prévoient de collecter 1 000 mètres cubes, mais leurs fosses se retrouvent vides, avec seulement 700 à 800 mètres cubes.
Malgré une météo stable, les entreprises chargées de la distribution de fumier restent flexibles. Grâce aux capacités de transport disponibles, les opérations progressent rapidement. L'épandage est désormais possible même sur les parcelles basses. De ce fait, la saison se déroule plus facilement qu'à son début.
Certaines entreprises baissent leurs tarifs de collecte pour attirer davantage de fumier. D'autres maintiennent leurs prix stables en raison d'une offre suffisante. Un troisième groupe augmente ses prix car l'espace de vente se raréfie.
La hausse des prix du diesel joue également un rôle. Ce facteur est souvent répercuté sur l'acheteur. Selon les coordinateurs de la distribution de fumier, demander une contribution plus élevée est différent de proposer une contribution moindre. En pratique, les différences sont importantes cette année. Le prix du carburant y contribue fortement, car les distances de transport ont un impact considérable.