Aux Pays-Bas, les ventes de fumier sont en baisse en raison des aléas climatiques et de l'évolution du marché, tandis que les exportations sont en hausse. Les fluctuations de la demande et des capacités d'épandage, notamment, exercent une pression sur les échanges. Pour en savoir plus sur l'évolution des ventes de fumier, consultez notre article.
Au premier trimestre, 9 586 893 tonnes de lisier ont été transportées aux Pays-Bas, soit près de 284 975 trajets enregistrés, selon les chiffres de l'organisme néerlandais de réglementation des élevages (RVO). Cela représente une baisse de 20,8 % par rapport à l'année dernière. Ce recul est lié aux conditions météorologiques changeantes des premières semaines de la saison d'épandage. Par conséquent, pour les intermédiaires en lisier, la situation s'est alors avérée plus complexe. se précipiter et rester immobileGrâce à des conditions plus sèches, les dernières semaines ont été plus favorables.
| Élimination totale du fumier | Année | Quantité | Ton | Verschil |
| Q1 | 2025 | 348.996 | 12.105.291 | + 63,7% |
| Q1 | 2026 | 284.975 | 9.586.893 | -20,8% |
Avec une baisse de près de 30 % à 2 016 045 tonnes, les ventes de lisier de porc affichent un recul supérieur à la moyenne. Ce phénomène est lié à la forte diminution du cheptel porcin due aux programmes de rachat. Les ventes de fumier de bovin ont quant à elles chuté de 20 % à 4 762 571 tonnes. Malgré ce recul, ce volume reste le deuxième plus élevé jamais enregistré après 2025.
Suite à la suppression de la dérogation, les éleveurs laitiers doivent se débarrasser de davantage de fumier. De ce fait, le marché du fumier a évolué. Alors qu'auparavant les excédents se concentraient principalement dans le sud des Pays-Bas, les difficultés sont désormais plus marquées au nord des fleuves. Les ventes de fientes de volaille, moins dépendantes des conditions météorologiques, sont restées stables à 413 788 tonnes.
Espace de placement non encore utilisé
La destination du fumier évolue. Les agriculteurs céréaliers ont acheté 3 225 121 tonnes de fumier au premier trimestre, soit une baisse de 36,3 %. Ce manque à gagner devrait être partiellement compensé aux deuxième et troisième trimestres. Compte tenu des prix des récoltes vraisemblablement décevants cette année, le fumier représente une source de revenus supplémentaire bienvenue, tandis que le prix des engrais chimiques a augmenté en raison du conflit en Iran.
À la mi-avril, les frais de collecte du fumier bovin par la DCA s'élèvent en moyenne à 26,50 € la tonne dans le Sud et à 35 € la tonne dans le Centre. Pour le lisier porcin, les éleveurs paient en moyenne 28,50 € la tonne dans le Sud et environ 35 € dans le Centre. Les agriculteurs perçoivent généralement entre 10 et 15 € de moins pour la collecte du fumier, même si la hausse des prix du gazole augmente les coûts de transport. La capacité d'épandage printanière n'étant pas encore pleinement utilisée, des ventes supplémentaires restent possibles plus tard dans la saison.
Les exportations de fumier continuent de croître.
Il est frappant de constater que les exportations de fumier continuent de croître. Au premier trimestre, 1 060 873 tonnes de fumier ont été vendues à l’étranger, soit une hausse de 7,9 % par rapport à la même période en 2025. La part des exportations dans le total atteint ainsi 11,06 %, contre un peu plus de 9 % pour l’ensemble de l’année 2025. Les ventes à l’Allemagne ont enregistré la plus forte progression, avec une hausse de 15,2 % à 675 752 tonnes. Les ventes à la France ont quant à elles reculé de 8,3 % à 223 178 tonnes. La Belgique a importé 7,5 % de fumier en plus, pour atteindre 142 220 tonnes. Les importations de fumier ont diminué de 2,8 % au premier trimestre, à 178 799 tonnes.
| Exportation de fumier | Année | Quantité | Ton | Verschil |
| Q1 | 2025 | 32.920 | 983.536 | + 41,9% |
| Q1 | 2026 | 35.445 | 1.060.873 | + 7,9% |