Les ventes de fumier aux exploitations agricoles sont en baisse, tandis que les coûts d'approvisionnement et de transport régionaux créent des tensions sur le marché. Les écarts de prix et la logistique demeurent des facteurs déterminants. Pour en savoir plus sur les frais de collecte et le transport du fumier, consultez notre article.
La pression sur la demande a depuis diminué. Du côté de l'offre, la situation n'est pas encore stabilisée partout. En Frise et dans l'Achterhoek notamment, le besoin d'approvisionnement reste urgent, ce qui maintient les prix élevés dans ces régions.
Dans le nord-est, tout le fumier a été épandu. Pour pallier les pénuries, du fumier a été acheminé depuis des régions plus éloignées. La hausse du prix du carburant renchérit cet approvisionnement. Des frais de collecte d'environ 35 € par mètre cube sont facturés pour le fumier provenant de la région de Leeuwarden et Sneek, contre 20 à 25 € par mètre cube dans le nord-est.
Des entreprises locales de travaux agricoles ont fait transporter du fumier par bateau de Twente à Appingedam. Ce même navire a été de nouveau chargé de fumier à Leeuwarden, à destination du sud-ouest du pays. Là, il est transbordé avec du digestat pour être livré en France. Selon plusieurs entreprises, les exportations de fumier se déroulent sans problème, malgré les coûts de transport élevés qui les freinent.
Malgré un démarrage plus lent cette année, les capacités disponibles semblent raisonnablement utilisées. Certains épandeurs de fumier ont pu honorer tous leurs engagements. D'autres entreprises n'ont pas pu le faire. Plusieurs indiquent qu'en raison de ce démarrage tardif, elles ont épandu environ 10 % de fumier en moins que l'an dernier.
Indemnisation pour perte de revenus
En raison des conditions météorologiques changeantes avant Pâques, la fertilisation du blé d'hiver n'a pas été systématique. Dans certains cas, une certaine tolérance a été accordée aux parcelles de blé orniérées ou trop développées. Selon les personnes concernées, l'apport de fumier compense largement toute perte de rendement potentielle. Cependant, certaines parcelles n'ont reçu aucun apport de fumier.
Après Pâques, les conditions étaient favorables. Une grande quantité de fumier a été épandue rapidement, car les travaux des champs progressaient à un rythme soutenu. En grandes cultures, les dernières parcelles sont fertilisées. De plus, plusieurs exploitations biologiques recevront du fumier la semaine prochaine. Les entrepreneurs s'affairent également à l'ensilage, libérant ainsi des parcelles enherbées pour l'épandage de fumier.
Les tarifs de collecte du fumier par la DCA restent globalement inchangés cette semaine. Quelques entreprises augmentent leurs prix en raison d'une offre locale urgente difficile à écouler, la saison des grandes cultures étant pratiquement terminée.