La première parcelle d'oignons de semence Boerenbusiness Tournée des cultures Les semis ont été effectués vendredi dernier (20 mars). Jacky Dieleman, un participant philippin résidant en Zélande, a décidé malgré tout de se rendre dans les champs avec le semoir, alors que des précipitations et une baisse des températures sont attendues la semaine prochaine. Les premiers semis d'oignons ont également été réalisés dans d'autres régions des Pays-Bas, mais il n'y a pas encore d'urgence.
Dieleman affirme que la seconde moitié de mars est idéale pour semer les oignons. Selon lui, les conditions étaient favorables cette semaine. « La terre s'est bien réchauffée et, si tout va bien, nous aurons une belle averse après les semis. Que demander de plus ? »
Il ne voit pas d'inconvénient à la légère baisse de température prévue dans les prochains jours. « En moyenne, nous restons autour de 12 à 13 degrés. Les oignons vont germer. » Il tient toutefois compte d'une levée un peu plus lente. « Ce ne sont pas des semences pré-traitées, il faudra donc compter deux à trois semaines de toute façon. »
Les précipitations attendues entrent également en ligne de compte dans son évaluation. « Imaginez qu'il pleuve tous les trois jours à partir de la semaine prochaine, alors il ne s'agit plus seulement de semer. »
La zone la plus fréquentée se situe dans le sud-ouest.
La plupart des semis ont lieu actuellement dans le sud-ouest des Pays-Bas, indique Klaasjan Boer, de Kortgene en Zélande. Il s'affairait à préparer ses champs de betteraves le week-end dernier, en vue des semis d'aujourd'hui (23 mars). Quant aux oignons, le moment des semis (avant ou après la pluie) dépendra des conditions météorologiques.
« On verra ce que donnera la météo. Semer les oignons après la pluie est aussi une option. » Il n'est pas pressé. « Normalement, on sème tôt pour que les graines profitent de l'humidité, mais je ne pense pas que ce sera un problème cette année. » Autrement dit, l'irrigation n'est pas envisageable à cause de l'eau salée.
Parallèlement, il constate également les avantages des semis tardifs. « Lors des visites des exploitations agricoles, on observe souvent que les champs semés un peu plus tard finissent par donner de bien meilleurs résultats. »
Ailleurs aux Pays-Bas, c'est calme
Alors que Dieleman a semé sa parcelle aussi rapidement qu'il l'a fait, le calme règne encore ailleurs dans le pays. René Haaijer, producteur d'oignons de Veelerveen, près de Groningue, indique avoir effectué quelques semis dans le nord-est, mais là aussi, la superficie reste limitée et « il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent ».
Des semis ont également été effectués occasionnellement sur les sols sableux plus légers, mais là aussi, ils restent limités. Les producteurs d'oignons de tout le pays constatent la même chose : vus du ciel, les semis peuvent paraître abondants, mais tant que la terre n'est pas labourée ou préparée, il fait encore trop froid pour réaliser un bon lit de semences.
Pour Reinder Hogenhout, de Kimswerd en Frise, il est encore trop tôt. « Il se passe quelque chose sur les terres de notre région, mais le sous-sol ne le permet pas encore », explique-t-il.
Compte tenu des prévisions météorologiques pour la semaine à venir, qui annoncent des précipitations relativement importantes, les meilleures conditions pour semer les oignons en mars semblent désormais révolues. Après quelques jours de pluie, le temps devrait redevenir sec. Nous serons alors début avril, période idéale pour semer à nouveau les oignons.
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