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Analyse Grains et matières premières

La récolte de blé russe tombe en dessous de la moyenne quinquennale

3 Juillet 2024 - Jurphaas Lugtenburg

Les prévisions de baisse des rendements du blé en Russie et en Ukraine ne se concrétisent pas vraiment sur le marché. Argus prévoit une récolte de blé de 4,44 tonnes par hectare pour l'Ukraine et Mars table sur 2,85 tonnes par hectare en Russie. Cette dernière solution est particulièrement intéressante, car si elle est exacte, le rendement tombera bien en dessous de la moyenne quinquennale. L’Argentine a exporté plus de céréales le mois dernier qu’en juin 2023. Pourtant, il y a peu d’enthousiasme parmi les exportateurs. Le Brésil envisage d'étendre la culture du blé et de devenir autosuffisant.

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Le contrat blé de septembre sur le Matif a clôturé hier en baisse de 3,25 € à 227 € la tonne. Le blé a également reculé hier sur le CBoT, en baisse de 1,4% à 5.61½ $ le boisseau. Le maïs a clôturé en hausse de 0,9 % à 4.02 $ le boisseau. Le soja est également dans le vert et en hausse de 0,5%. Avec cela, le soja a clôturé à 11.65 $ le boisseau.

L'agence de marché Argus a abaissé les prévisions de rendement du blé en Ukraine de 2,2 millions de tonnes à 20,3 millions de tonnes. Cela est dû en partie à des rendements à l'hectare plus faibles et en partie à une superficie plus petite. Le rendement moyen est estimé à 4,44 tonnes par hectare contre le rendement record de 4,79 tonnes par hectare la saison dernière. Selon Argus, une date de semis relativement tardive, de grandes fluctuations de température en avril, des gelées inhabituellement tardives en mai et un mois de juin sec et chaud coûtent cher aux producteurs ukrainiens.

Le JRC, le bureau scientifique de la Commission européenne, a fait hier le point sur le blé en Russie. La récolte totale de céréales russe est estimée à 82,5 millions de tonnes. La saison dernière, 93,6 millions de tonnes de blé ont été battues en Russie. Cette saison, la Russie se dirige donc vers une récolte inférieure de 12 % à celle de la saison dernière. Par rapport à la moyenne quinquennale, la récolte est inférieure de 5 %. Selon le JRC, le rendement à l'hectare sera de 2,85 tonnes par hectare. La saison dernière, cela était de 3,17 tonnes par hectare et la moyenne quinquennale est de 3,02 tonnes par hectare.

Inquiétudes malgré des chiffres d’exportation retentissants
L'Argentine a exporté pour près de 2 milliards de dollars de céréales et d'oléagineux en juin. La Ciara Cec, l'association des exportateurs de céréales, l'a annoncé hier. Par rapport à juin de l'année dernière, la valeur des exportations a augmenté d'un quart le mois dernier. Pourtant, la Ciara Cec n'est pas du tout enthousiaste à l'égard de l'exportation. Par rapport à mai, les exportations ont chuté de 24 %. « Les exportateurs de céréales continuent de faire face à de faibles taux de propriété, tout comme les transformateurs de soja, et à des marges négatives permanentes », écrit Ciara Cec. Selon l'association, près de 70 % de la capacité disponible n'est pas utilisée. Les exportations de céréales sont d'une grande importance pour l'État argentin car elles constituent la plus grande source de dollars américains. Ces devises fortes sont désespérément nécessaires pour faire face aux obligations liées à la dette nationale exorbitante.

Le blé sous les tropiques
Baissier les nouvelles pour le marché du blé sont arrivées hier un rapport de l'attaché agricole des États-Unis au Brésil. Le Brésil est désormais un importateur net de blé, mais le gouvernement brésilien envisage de devenir autosuffisant dans ce domaine. Le pays consomme plus de 12 millions de tonnes de blé et en produit environ 9,5 millions de tonnes. Pour stimuler la production, le Brésil souhaite étendre les cultures sur 4 millions d'hectares de sols négligés et pauvres. Le blé n'est pas une culture qui se porte bien dans un climat tropical et pour lutter contre ce problème, le Brésil utilise des « variétés de blé tropical ».

Les agriculteurs du centre du Brésil s'intéressent au blé comme deuxième culture après le soja. Une deuxième culture apporte un revenu supplémentaire, elle aide à supprimer les mauvaises herbes pendant la période où il n'y a pas de soja, de maïs ou de coton (les cultures les plus importantes de la région) et est bénéfique pour la gestion de l'humidité. Cependant, il reste encore quelques obstacles à surmonter pour que la culture du blé réussisse. Le sol de la région est généralement pauvre en phosphate et en potassium et le blé est particulièrement sensible à la carence en phosphate. En raison de la température et de l'humidité élevées, le champignon Pyricularia grisea y prospère. Il s’agit d’un champignon difficile à combattre et qui coûte cher en rendement.

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