La récolte de colza bat son plein en Europe du Sud. Les premiers résultats de rendement semblent positifs et la production européenne de colza est en bonne voie pour atteindre 20 millions de tonnes.
L'Union européenne se dirige vers une récolte de colza nettement meilleure cette saison. Selon les dernières estimations du ministère de l'Agriculture des États-Unis (USDA), la production atteindra 19,5 millions de tonnes cette année, soit 15 % de plus que l'an dernier et 7 % de plus que la moyenne quinquennale. Le rendement attendu par hectare est de 3,26 tonnes, soit une hausse de 10 % par rapport à l'an dernier. La superficie récoltée est estimée à 6 millions d'hectares, soit 5 % de plus qu'il y a un an. Cela signifie que le rendement et la superficie sont supérieurs à la moyenne pluriannuelle.
Les conditions météorologiques favorables en Europe occidentale et centrale y ont largement contribué. En France, traditionnellement l'un des plus grands producteurs de colza d'Europe, les rendements sont supérieurs aux prévisions initiales. La Roumanie connaît également une saison exceptionnellement bonne et semble prête à enregistrer une récolte record. La situation en Ukraine est fortement dépendante des régions. Le printemps 2025, en particulier, a été marqué par une sécheresse persistante dans les régions de l'est, ce qui a eu des conséquences négatives sur les céréales d'hiver et le colza.
En partie en raison des prévisions de récolte positives, les prix du colza sont sous pression. Sur le marché à terme, le prix a chuté de près de 40 € pour atteindre 467,50 € la tonne au cours de la dernière semaine de juin. Il s'agit d'une baisse significative par rapport au pic atteint plus tôt ce mois-là, lorsque le prix avait franchi la barre des 500 € la tonne. La pression sur les prix s'explique en partie par l'augmentation de l'offre sur le marché européen, mais des facteurs internationaux jouent également un rôle. Les incertitudes sur le marché mondial, notamment la volatilité des prévisions de production au Canada et l'évolution des prix du pétrole, contribuent à ce sentiment plus négatif.
Depuis juillet, le prix du marché à terme est resté relativement stable. Depuis début juillet, il a fluctué entre 460 et 470 €, clôturant hier (lundi 14 juillet) à 465,75 €.