Des rendements relativement bons ne sont pas vraiment favorables aux prix. Cela se vérifie encore cette saison sur le marché du blé. Cependant, certains signes indiquent que ces prix relativement bas ont un effet positif sur la demande, même si ce sont principalement les Américains qui en bénéficieront. Selon StoneX, la production de maïs aux États-Unis se porte légèrement moins bien qu'auparavant. L'agence a révisé à la baisse le rendement à l'acre. Néanmoins, la récolte totale est supérieure aux prévisions, grâce à une mise à jour des superficies ensemencées.
Le contrat de blé de septembre sur le Matif a clôturé hier sans changement à 182,25 € la tonne. Le contrat de décembre, le plus négocié, a clôturé en baisse de 0,50 € à 189,75 € la tonne. Sur le CBoT, le blé a clôturé en baisse de 1 cent à 5.02 $ le boisseau. Le maïs a affiché une légère hausse, clôturant en hausse de 2 cents à 3.99 $ le boisseau. Le soja a clôturé en baisse de 4 cents à 10.12 $ le boisseau.
Quoi qu'il en soit, le marché du blé reste atone. Cela s'explique en grande partie par les bonnes récoltes en Europe et aux États-Unis et par la demande relativement limitée de blé sur le marché mondial. Hier, la Bourse de Buenos Aires a publié ses prévisions de rendement pour le blé d'hiver en Argentine. Le blé y affiche également de très bons résultats. Grâce aux pluies récentes, notamment dans l'ouest du pays, l'état du blé d'hiver s'est considérablement amélioré, note la Bourse.
La pluie au bon moment
En Ukraine, les analystes se concentrent déjà sur la récolte 2026. Les semis des cultures d'hiver ont déjà commencé. Les pluies tombées fin août dans le centre-sud et l'est du pays ont créé des conditions favorables aux semis de colza, sur lesquels les producteurs ukrainiens travaillent actuellement. Les semis de blé d'hiver débuteront également prochainement. Selon certaines sources, les conditions sont actuellement favorables à cette culture également, grâce à l'humidité présente dans le sol.
Prédire l'évolution des prix est bien sûr difficile, voire impossible, mais le potentiel de hausse du blé est limité par les estimations de récolte révisées à la hausse en Russie, en Argentine et en Australie, entre autres facteurs. Certains analystes estiment également que les prix pourraient baisser peu. Les chiffres des exportations américaines le confirment. Au cours des deux premiers mois de la campagne de commercialisation, les États-Unis ont exporté 149 millions de boisseaux de blé, soit 19 % de plus qu'à la même période l'année précédente. La baisse des prix joue un rôle clé, stimulant la demande. La faiblesse relative du dollar constitue un avantage supplémentaire dont les exportateurs américains peuvent bénéficier.
Rendement plus faible, récolte plus importante
Par ailleurs, les États-Unis sont plus actifs dans la culture du maïs que dans celle du blé. StoneX a abaissé ses prévisions de rendement de maïs américain de 1,2 boisseau à 186,9 boisseaux par acre. La récolte totale de maïs a été revue à la hausse par le bureau des marchés, de 254 millions de boisseaux à 16,57 milliards de boisseaux. Selon StoneX, cette augmentation de la récolte totale est due à l'adoption des nouvelles données de l'USDA sur les superficies cultivées.
Dans certaines régions de la Corn Belt, la sécheresse commence à se faire sentir, selon le nouveau rapport de surveillance de la sécheresse. La semaine dernière, 5 % des cultures de maïs et 11 % des cultures de soja se trouvaient dans des zones de sécheresse. Cette semaine, ce chiffre est respectivement de 9 % et 16 %. Les régions productrices de blé d'hiver deviennent également plus sèches. 34 % des superficies ensemencées prochainement se trouvent dans des zones de sécheresse. L'année dernière, ce chiffre était de 49 %.
