Les prix du blé se redressent cette semaine. Sur les marchés à terme, la tendance est légèrement à la hausse, ramenant le prix du contrat de décembre à Paris au-dessus de 190 € la tonne. On observe également des gains locaux.
Les échanges se concentrent désormais davantage sur le contrat de mars. Ce phénomène est visible à Paris comme à Chicago. À Paris, le prix de ce contrat est supérieur de plus de 5 € la tonne à celui du contrat de décembre. Le contrat de mai affiche également un prix supérieur de 4 €, à 200 € la tonne. La récolte 2026 est également négociée, et les prix sont supérieurs d'environ 20 € la tonne à ceux de la récolte actuelle.
À Chicago, la situation est identique. Le contrat de décembre est coté à 5,46 $, et celui de mars 2026 à 5,59 $ le boisseau. Converti, le prix de décembre équivaut à 173 € la tonne, soit 3 € de plus qu'il y a une semaine. Le contrat de mars affiche une prime de 4 € la tonne par rapport à celui de décembre.
La légère faiblesse de l'euro et la reprise des exportations par rapport à l'année dernière soutiennent les prix du blé dans l'Union européenne. Selon les derniers chiffres de la Commission européenne, les exportations de blé ont désormais atteint un niveau similaire à celui de la même période l'an dernier.
La semaine dernière, 9,3 millions de tonnes de blé avaient été exportées. Le Maroc est le principal client, ayant importé 1,7 million de tonnes de blé de l'UE, principalement d'Espagne et de France. L'Arabie saoudite arrive en deuxième position, avec près de 700 000 tonnes importées. Le Nigeria, l'Égypte et la Jordanie ont chacun acheté environ 500 000 tonnes à ce jour.
L'Algérie était auparavant le premier importateur de blé français, mais cette saison, elle occupe la sixième place avec 400 000 tonnes de blé de l'UE importées. Pour son approvisionnement en blé de l'UE, l'Algérie dépend principalement de la Roumanie et de la Lettonie. Cependant, c'est actuellement la Russie qui importe ses plus grandes quantités.
Il y a ensuite le taux de change. La semaine dernière, l'euro a atteint 1,165 dollar. Cette semaine, il est retombé à 1,159 dollar. De ce fait, le blé de l'UE est légèrement plus attractif pour les acheteurs qui paient en dollars.
Au niveau local, on observe également une légère amélioration des prix du blé. À la Bourse des céréales de Groningue, le blé et l'orge ont tous deux progressé de 1 € pour atteindre respectivement 186 € et 185 € la tonne. Les prix se sont légèrement redressés malgré une demande très faible. Par ailleurs, l'offre reste très limitée.