Le marché boursier américain a affiché une légère hausse lors de la dernière séance, tandis que les céréales en Europe ont clôturé en baisse, conséquence de la dépréciation du dollar. De nouveaux chiffres de rendement ont également été publiés au Royaume-Uni et en Argentine.
Le contrat à terme sur le blé de mars sur le Matif a clôturé hier en baisse de 1,50 € à 188,50 € la tonne. Sur le CBoT, le blé a progressé de 3,5 cents à 5,345 $ le boisseau. Le maïs est resté stable, clôturant finalement en hausse de 0,5 cent à 4,355 $ le boisseau. Le soja, comme les céréales, a clôturé en hausse de 2,5 cents à 10,935 $ le boisseau.
La faiblesse du dollar et la demande chinoise ont stimulé le moral des investisseurs à la Bourse de Chicago. Hier, l'annonce d'une commande chinoise de 264 000 tonnes de soja américain a été faite. Cependant, selon certains analystes, les stocks importants déjà présents sur le marché freinent l'enthousiasme.
La chute du dollar à son plus bas niveau depuis un mois et demi est une mauvaise nouvelle pour les exportateurs européens. Déjà fragilisés par la forte concurrence du blé de la région de la mer Noire, ces derniers se trouvent dans une situation délicate, et la concurrence américaine ne fait qu'aggraver les choses.
Question de Tunisie
L'Ukraine peine également à trouver des clients pour son blé. Cette saison, elle a exporté 7,52 millions de tonnes de blé, contre 9,18 millions de tonnes à la même période l'an dernier. Des nouvelles plus encourageantes nous parviennent de Tunisie, qui a lancé des appels d'offres pour 125 000 tonnes de blé tendre rouge, 100 000 tonnes de blé dur et 125 000 tonnes d'orge, à livrer en janvier et février. Les pays d'origine n'ont pas encore été communiqués.
La bourse des céréales de Rosario a revu à la hausse ses prévisions concernant la récolte de blé argentine, les portant à un niveau record de 27,7 millions de tonnes. L'an dernier, les producteurs argentins avaient récolté 24,5 millions de tonnes. La bourse n'a pas commenté la qualité du blé, mais plusieurs sources indiquent qu'elle est décevante et que, conjuguée à une bonne récolte, elle exerce une pression à la baisse sur les prix.
Au Royaume-Uni, les agriculteurs ont récolté 11,96 millions de tonnes de blé la saison dernière, selon les nouvelles données du ministère britannique de l'Agriculture. Cela représente une augmentation de 7,3 % par rapport à l'année précédente. Le rendement, avec une moyenne de 7,2 tonnes par hectare, est inférieur de 1,7 % à celui de la saison précédente. L'augmentation de 9,1 % de la superficie cultivée, qui atteint désormais 1,7 million d'hectares, a permis d'accroître la récolte totale.