Agriphoto

Analyse Grains et matières premières

Les prix du blé ont fortement chuté cette semaine sur le marché à terme.

17 December 2025 - John Ramaker

Lundi avait déjà été une mauvaise journée pour les prix du blé, et le coup dur de mardi a été encore plus dur. C'est du moins le cas pour les contrats à terme sur le blé ; localement, vendeurs et acheteurs restent discrets.

Souhaitez-vous continuer à lire cet article ?

Devenez abonné et obtenez un accès instantané

Choisissez l'abonnement qui vous convient
Avez-vous un conseil, une suggestion ou un commentaire concernant cet article ? Faites le nous savoir

La situation demeure paradoxale : le marché international du blé subit une pression constante, tandis que les marchés locaux restent relativement stables. À la Bourse centrale des changes (CBoT), le prix a chuté cette semaine à l’équivalent de moins de 160 € la tonne, et à Paris, le seuil des 190 € la tonne est lui aussi de plus en plus difficile à atteindre.

Parallèlement, le commerce local se maintient bien. La bourse des céréales de Groningue a clôturé l'année civile à 186 € la tonne. Ce prix est supérieur de 8 € à celui de fin septembre et début octobre. Il reste cependant nettement inférieur aux 230 € la tonne prévus pour fin 2024.

Les marchés locaux ne sont donc pas épargnés par l'abondance de l'offre mondiale de blé cette année. Toutefois, ces dernières semaines, les marchés régionaux ont montré que le marché néerlandais, au moins, reste stable. Dans ce contexte international agité, il est assurément très intéressant de suivre son évolution.

La Bourse de Zurich a perdu un euro en fin de séance cette semaine, mais simultanément, un euro a été ajouté en haut de la séance. Le résultat net est donc un prix moyen stable. Le prix cette semaine se situe entre 173 et 180 euros la tonne.

De l'autre côté du pays, à la Bourse des céréales de Groningue, les acteurs du Nord se montrent tout aussi inflexibles. Pour la troisième semaine consécutive, le Comité des cotations annonce un prix de 186 € la tonne. Dans son explication, le Comité indique que, face à ces prix bas, les vendeurs hésitent à écouler leur marchandise. On s'interroge toutefois sur une éventuelle amélioration des prix à court terme.

Examinons maintenant les marchés à terme. Le blé tendre a chuté de 11,25 cents US pour s'établir à 5,09 $ le boisseau sur le marché à terme CBoT mardi. La semaine dernière, les contrats de mars ont clôturé à 5,29 $ le boisseau. Au total, le prix a baissé d'environ 20 cents US le boisseau cette semaine, soit près de 4 %. Sur un marché où les fluctuations quotidiennes sont généralement faibles, il s'agit d'une baisse significative.

Selon les normes européennes, la baisse des prix sur le CBoT représente une réduction du prix des contrats de mars à 159 € la tonne. Cette baisse s'est accompagnée d'une forte augmentation du volume des échanges. Craignant de nouvelles chutes de prix, les contrats sont liquidés. La baisse des prix du blé entraîne également une diminution du prix du maïs, ces deux céréales étant en concurrence pour l'alimentation animale.

La pression sur les prix est depuis longtemps alimentée par d'importantes récoltes de blé dans l'hémisphère Nord. Désormais, avec l'arrivée de récoltes tout aussi abondantes en provenance de l'hémisphère Sud, cette pression s'accentue encore. Le commerce européen du blé est également pénalisé par la faiblesse croissante du dollar. Les exportations souffrent déjà d'une offre moins chère, notamment en provenance de la région de la mer Noire, et la dépréciation du dollar ne fait qu'aggraver la situation.

La France, en particulier, rencontre des difficultés à l'exportation. De ce fait, elle cherche à accroître ses exportations de blé vers l'UE, ce qui exerce une pression supplémentaire sur les prix du marché intérieur. Cette situation est encore aggravée par l'expansion continue des surfaces cultivées en blé d'hiver en France.

L'agence statistique Agreste prévoit une augmentation de 100 000 hectares des surfaces cultivées en blé d'hiver pour la récolte 2026. Elle note également que l'état des cultures est actuellement meilleur qu'il y a un an. Le blé français est donc bien positionné pour une récolte encore plus abondante qu'en 2025. Cette prévision contribue à peser sur le marché.   

Appelez notre service client 0320 - 269 528

ou par courrier à soutienboerenbusiness. Nl

tu veux nous suivre ?

Recevez notre Newsletter gratuite

Des informations actuelles sur le marché dans votre boîte de réception chaque jour

login