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Analyse Grains et matières premières

Les estimations des exportations de blé russe sont en hausse.

15 janvier 2026 - Jurphaas Lugtenburg

L'approvisionnement en blé en provenance de la région de la mer Noire continue de peser sur le marché européen. Le transport maritime dans cette région n'est pas sans risque suite aux récentes attaques de drones, selon les assureurs maritimes. Les primes d'assurance ont quasiment doublé en peu de temps. Aux États-Unis, le marché a amorcé une reprise prudente après la publication du rapport Wasde en début de semaine.

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Le contrat à terme sur le blé de mars au Matif a clôturé hier en baisse de 1,50 € à 188,75 € la tonne. Sur le CBoT, les céréales ont enregistré une légère hausse. Le blé a clôturé en hausse de 2 cents à 5.12 $ le boisseau. Le maïs a progressé de 2 cents à 4.22 $ le boisseau. Le soja a connu une hausse plus marquée, clôturant en hausse de 7 cents à 10.30 $ le boisseau.

Les approvisionnements en blé de la mer Noire continuent de peser sur le marché européen. L'institut de recherche Ikar a relevé ses prévisions d'exportations de blé russe pour la campagne 2025/26 de 2,4 millions de tonnes, les portant à 46,5 millions de tonnes. Sovecon estime que la Russie exportera entre 3 et 3,4 millions de tonnes de blé en janvier, contre 2,3 millions de tonnes en janvier 2025. Pour l'ensemble de la campagne 2025/26, Sovecon prévoit des exportations russes de 44,6 millions de tonnes. Ces prévisions concordent avec celles du Département de l'Agriculture des États-Unis (USDA) publiées en début de semaine, qui maintenaient les exportations russes à 44 millions de tonnes dans le rapport Wasde.

Les récentes attaques de drones contre des navires en mer Noire inquiètent les assureurs maritimes. Cette semaine, deux autres pétroliers appartenant à une compagnie maritime grecque ont également été ciblés par des drones. L'un bat pavillon maltais et l'autre pavillon libérien. Les navires n'ont subi aucun dommage important lors de l'attaque, ont indiqué les autorités grecques à l'agence de presse française AFPT. Au moins l'un de ces navires faisait route vers le port russe de Novorossiïsk pour charger du pétrole en provenance du Kazakhstan.

La prime d'assurance pour un navire naviguant en mer Noire a fortement augmenté en raison de la menace des drones. Fin décembre, elle représentait entre 0,6 % et 0,8 % de la valeur assurée du navire. Ce taux a désormais atteint environ 1 %, selon Reuters, qui cite des sources du secteur. Il s'agit du niveau le plus élevé atteint depuis 2023. Ces polices sont normalement valables sept jours, mais les assureurs révisent désormais leurs conditions toutes les 24 heures. Il y a un mois encore, cette révision avait généralement lieu toutes les 48 heures. David Smith, responsable des affaires maritimes chez le courtier d'assurance McGill and Partners, a déclaré à Reuters que les primes sont extrêmement volatiles, avec des fluctuations quotidiennes. La prime d'assurance dépend notamment de la valeur du navire, de sa structure de propriété et du port de destination.

Aux États-Unis, les céréales et le soja ont montré hier des signes prudents de reprise, après le choc subi par le marché suite au rapport Wasde. Une production record d'éthanol, avec une moyenne de 1,196 million de barils par jour durant la semaine du 9 janvier, a redonné un peu confiance. Selon certains analystes, les spéculateurs anticipent une position potentiellement plus favorable de Trump sur les biocarburants. Trump pourrait, par exemple, soutenir le secteur agricole américain en imposant un pourcentage d'incorporation plus élevé de biocarburants.

La Cour suprême des États-Unis devait se prononcer hier sur les droits de douane imposés par Trump. L'audience a été reportée une nouvelle fois, sans qu'aucune nouvelle date n'ait été annoncée. Plusieurs pays, dont la Chine, ont pris des contre-mesures (comme l'interdiction d'importer des produits agricoles américains) face à ces droits de douane. Le secteur agricole américain a donc vivement critiqué la politique commerciale de Trump, qu'il juge responsable de l'aggravation de la chute des prix de produits comme le soja.

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