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Le redoux et les risques de pluie freinent le commerce du blé.

25 février 2026 - John Ramaker

Les prévisions de précipitations et de températures plus élevées détournent l'attention des risques météorologiques qui ont contribué à la forte hausse des prix du blé la semaine dernière. Cette situation incite les négociants à marquer une pause et à prendre le temps de définir une nouvelle orientation.

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Si les craintes liées aux risques climatiques tels que la sécheresse et les dégâts du gel se sont quelque peu atténuées, l'incertitude quant à l'impact des droits de douane américains sur les importations et la menace d'une invasion américaine de l'Iran demeurent bien présentes. De ce fait, les échanges commerciaux sont également sous tension. Le moindre changement sur ces fronts a des conséquences immédiates sur les prix des céréales.

Mardi, les contrats à terme sur le blé pour livraison en mars sur le marché de Paris ont clôturé à 195,25 € la tonne, légèrement en dessous du niveau de lundi. Le volume des échanges a encore diminué, les marchés se concentrant sur le contrat suivant, celui de mai. Ce dernier a également clôturé légèrement en dessous de son niveau de lundi, à 197,25 € la tonne.

Par rapport à la semaine dernière, les contrats ont connu une hausse significative. Le contrat de mars affiche une augmentation d'environ 5 € par tonne par rapport à mardi dernier. Les prix de livraison pour mai ont même progressé de 7 € durant cette période. Ces variations de prix entraînent également des prises de bénéfices.

L'évolution actuelle du marché contribue également à la hausse des prix à long terme. Par exemple, la nouvelle récolte se négocie à plus de 200 € la tonne. Les livraisons de décembre s'échangent à Paris à 207,25 € la tonne. Les prix de la récolte 2027 sont supérieurs de 7 à 10 € environ. Les prix de règlement pour la récolte 2028 avoisinent les 220 €, bien qu'aucune transaction à ces niveaux n'ait été observée ces derniers jours.

Les prix du blé de Chicago issu de la récolte actuelle sont en légère baisse, tandis que ceux des récoltes suivantes ont légèrement augmenté. Le contrat de mars sur le CBoT a baissé de 2 cents pour s'établir à 5,67 $ le boisseau. Le contrat de mai devrait baisser à au moins 5,73 $ le boisseau.

Convertis en euros, les contrats à terme sur la CBoT ont enregistré une hausse plus importante la semaine dernière que ceux négociés à Paris. Cette situation s'explique en partie par l'appréciation du dollar. Un euro vaut actuellement un peu moins de 1,18 dollar. Les semaines précédentes, un euro permettait d'obtenir davantage de dollars.

Le contrat de mars se négocie à un peu moins de 180 € la tonne, tandis que celui de mai est légèrement supérieur. Sur une base hebdomadaire, ces prix ont augmenté de 8 à 12 € la tonne. En janvier, le contrat de mars s'échangeait à peine à 160 € la tonne.

À Chicago, les prix des échéances plus longues sont également plus élevés. Le contrat de décembre 2026 se négocie à l'équivalent d'un peu plus de 190 €. Le contrat de décembre pour la récolte 2027 est à nouveau supérieur de plus de 10 € la tonne.

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