Les agriculteurs canadiens prévoient semer davantage de canola, d'orge, de soja et de maïs pour les céréales et les légumineuses en 2026. Outre une diminution des quantités de blé et de pois, les Canadiens sèment également moins d'avoine et de lentilles qu'en 2018.
Cela ressort clairement des données publiées par Statistique Canada. On prévoit notamment une augmentation des superficies cultivées en orge. Selon les données préliminaires, ces superficies devraient croître de 5 % cette année pour atteindre 2,6 millions d’hectares, soit une augmentation de 123 400 hectares.
La majeure partie des terres est encore consacrée au blé. Malgré une baisse de 1,1 %, les Canadiens sèment toujours 10,8 millions d'hectares de blé. Cette superficie est composée à un peu plus de 70 % de blé de printemps. Un peu moins du quart est ensemencé de blé dur. La part du blé d'hiver au Canada demeure limitée à seulement 6 %.
Après le blé, le colza est la principale culture. Sa superficie cultivée augmente de 1 % pour atteindre près de 8,84 millions d'hectares. Cela signifie qu'elle retrouve presque son niveau de 2023-2024, années durant lesquelles 8,9 millions d'hectares étaient cultivés.
La culture du soja au Canada connaît une légère reprise. Cette année, la superficie cultivée augmentera d'environ 1,9 %, pour atteindre 2,38 millions d'hectares. Le Canada est également un important producteur mondial de lentilles. La superficie consacrée à cette légumineuse diminuera de 5,5 % pour s'établir à 1,67 million d'hectares. Les lentilles représentent ainsi une culture plus importante que le maïs-grain, les pois et l'avoine au Canada.
Les pois affichent les rendements les plus élevés cette année, avec une baisse de 12,3 % à 1,2 million d'hectares. L'avoine recule de 3,1 % à 1,17 million d'hectares. Le maïs grain, quant à lui, progresse de 1,7 % pour atteindre 1,56 million d'hectares.