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Analyse Grains et matières premières

Le marché du soja atteint ses limites en raison des troubles et de la spéculation.

17 mars 2026 - Jurphaas Lugtenburg

Le marché du soja est en forte baisse en raison des incertitudes pesant sur les exportations vers la Chine et des tensions géopolitiques. Parallèlement, le marché des engrais subit des pressions croissantes du fait des pénuries en Amérique du Nord. Pour en savoir plus sur l'impact de cette situation sur le soja et les engrais, consultez notre article.

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Le contrat à terme sur le blé de mai au Matif a clôturé hier en baisse de 3,25 € à 207,25 € la tonne. À la Bourse de Chicago, la baisse a été encore plus marquée, avec un recul de 2,7 %, soit 16 cents, à 5.97 $ le boisseau. Le maïs a connu une évolution similaire au CBoT, perdant 13 cents à 4.54 $ le boisseau. Le soja a enregistré la plus forte chute de la séance, clôturant en baisse de 70 cents, soit une diminution de 5,7 %, à 11.55 $ le boisseau.

On pourrait dire beaucoup de choses sur le président américain Trump, mais c'est rarement ennuyeux. Après avoir vivement critiqué l'OTAN, Trump a opéré un revirement hier et a lancé un appel urgent à l'alliance pour qu'elle aide les Américains à dégager le détroit d'Ormuz. Plusieurs dirigeants européens ne sont pas vraiment pressés de venir en aide aux États-Unis. « Les États-Unis ont commencé seuls en Iran et ils n'ont qu'à se débrouiller », entend-on souvent. Le fait que Trump ait insulté plusieurs dirigeants européens n'arrange rien. Cependant, l'inaction n'est pas non plus dans l'intérêt de l'Europe. Nous subissons nous aussi les conséquences de la pénurie de pétrole et de produits pétroliers.

Parallèlement, Trump tente également de faire pression sur la Chine. Le président américain menace de ne pas se rendre en Chine ce mois-ci si la Chine ne contribue pas à la levée du blocus du détroit d'Ormuz. Ces déclarations n'ont pas manqué d'avoir un impact sur le marché américain du soja. La Chine et les États-Unis sont en pourparlers concernant un accord commercial, et les exportations de soja vers la Chine constituent une priorité majeure pour Trump. On peut donc conclure que le marché anticipait l'échec des négociations sur le soja hier.

La Chine resserre son emprise
Au Brésil, la récolte du soja se poursuit normalement. Selon Patria AgroNegocios, 57,4 % des surfaces cultivées en soja ont été récoltées. À la même période l'an dernier, ce chiffre s'élevait à 66 %, et la moyenne quinquennale est de 57,9 %. Dans le Mato Grosso, principal État producteur de soja, 96,4 % des surfaces cultivées ont été récoltées.

Le ministère brésilien de l'Agriculture a modifié les règles d'inspection du soja destiné à la Chine, rapporte AgRural. Selon ces nouvelles règles, les échantillons de soja sont désormais prélevés par des inspecteurs indépendants mandatés par les exportateurs, et non plus par des inspecteurs du ministère, précise AgRural. Les nouvelles réglementations douanières chinoises engendrent des difficultés pour les exportations de soja vers la Chine. « Les douanes chinoises ont constaté une augmentation des problèmes liés au soja brésilien, notamment la présence d'insectes vivants, des semences traitées avec des pesticides et/ou des fongicides, et des dommages causés par la chaleur », a indiqué une source à Reuters. La Chine renforce donc ses contrôles sur la qualité du soja brésilien.

Sur les marchés à terme, les céréales ont légèrement reculé, mais sur le marché physique russe, le blé a atteint son plus haut niveau depuis août dernier. SovEcon annonce un prix du blé russe compris entre 238 et 240 dollars FOB (livraison au navire). Les exportations pour le mois de mars sont estimées par le bureau des marchés entre 3,7 et 4,4 millions de tonnes.

Aux États-Unis et au Canada, déjà inquiets d'une nouvelle année de faibles profits, voire de pertes, les agriculteurs voient désormais la nouvelle saison compromise par une pénurie d'engrais qui se profile. Selon des sources locales, les prix ont augmenté de plus d'un tiers depuis le début du conflit en Iran. Les États-Unis, qui importent certaines années la moitié de leur engrais urée, font actuellement face à une pénurie d'environ 25 % des stocks habituels nécessaires aux agriculteurs pour le printemps, d'après l'Institut des engrais.

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