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Analyse Grains et matières premières

Un navire céréalier a coulé après une attaque en mer d'Azov.

7 Avril 2026 - Jurphaas Lugtenburg

Les troubles en Iran et en Ukraine maintiennent le marché des céréales sous tension, tandis que les pluies aux États-Unis accentuent la pression à la baisse sur les prix du blé. Parallèlement, le premier rapport de l'USDA fait état d'un état moyen des récoltes. Pour en savoir plus sur le marché américain du blé, consultez notre article.

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La Bourse de Paris était fermée hier en raison du long week-end de Pâques. Le CBoT était cependant ouvert, et le blé a clôturé en baisse de 3 cents à Chicago, à 5.95 $ le boisseau. Le maïs a clôturé en hausse de 1 cent, à 4.54 $ le boisseau. Le soja a clôturé en hausse de 3 cents, à 11.66 $ le boisseau.

Les troubles au Moyen-Orient continuent de peser sur le marché des céréales. Les tentatives de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran sont restées vaines jusqu'à présent. Trump a même fixé un nouvel ultimatum et exige désormais que l'Iran lève le blocus du détroit d'Ormuz dès ce soir. Faute de quoi, les États-Unis lanceront une nouvelle vague d'attaques. Sur le marché pétrolier, l'incertitude plane quant à la mise à exécution de la menace par Trump.

Navire céréalier coulé
On l'oublierait presque, mais la guerre entre la Russie et l'Ukraine se poursuit. Dimanche dernier, le 5 avril, un navire transportant des céréales aurait été coulé en mer d'Azov par des drones ukrainiens. C'est du moins ce qu'affirme l'agence de presse russe TASS, information relayée par les agences de presse occidentales. Le navire aurait une capacité de chargement d'environ 3 200 tonnes.

Selon le cabinet d'études de marché SovEcon, il s'agit du premier navire chargé de céréales coulé dans la région de la mer Noire/mer d'Azov depuis le début de l'invasion russe en 2022. « Dans le contexte du conflit en Iran et de la paralysie de facto de la diplomatie entre Washington, Moscou et Kiev, le risque d'une nouvelle escalade dans la région semble avoir considérablement augmenté », a déclaré Andrey Soziv, directeur de SovEcon, à Reuters.

Moyeu à grains
Parallèlement, la Russie cherche à se rapprocher de l'Égypte. Selon l'agence de presse russe Interfax, le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, lors de la visite de ce dernier à Moscou, au sujet de la création d'un pôle céréalier et énergétique en Égypte. Poutine a chargé son gouvernement d'élaborer des plans en ce sens.

Parallèlement, le président ukrainien Zelensky s'est entretenu par téléphone avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Selon Zelensky, Sissi se serait engagé à ce que l'Égypte n'importe plus de céréales en provenance des territoires occupés par la Russie, d'après plusieurs sources citant un message de Zelensky sur Telegram. De plus, toujours selon le président ukrainien, l'Égypte souhaiterait accroître les exportations de céréales ukrainiennes.

La pluie arrive
D'après certains analystes, la légère baisse des cours du blé au CBoT hier s'explique par les prévisions météorologiques aux États-Unis. De la pluie est attendue dans les prairies du sud ce week-end. Si tout se déroule comme prévu, les précipitations pourraient s'étendre à l'ouest du Texas et du Kansas, des régions jusqu'ici peu arrosées.

Le département américain de l'Agriculture (USDA) a également publié hier le premier rapport sur l'état des cultures de cette saison. Le blé d'hiver, dans les principales régions productrices américaines, présente un état moyen par rapport à la saison dernière. 35 % des surfaces cultivées ont reçu une note « bonne » ou « excellente », contre 48 % à la même semaine l'an dernier. 7 % du blé aux États-Unis est en épiaison. En Californie et au Texas, la culture est la plus avancée, avec respectivement 45 % et 30 % d'épis.

Les semis de céréales d'été viennent de commencer aux États-Unis. Cinq pour cent des surfaces prévues pour l'orge ont été semées, soit la moyenne des cinq dernières années. Deux pour cent des surfaces prévues pour le blé d'été ont été semées, contre trois pour cent en moyenne ces cinq dernières années. Les agriculteurs américains sont légèrement en avance sur la moyenne quinquennale pour les semis de maïs : trois pour cent des surfaces prévues ont été semées, contre deux pour cent en moyenne ces cinq dernières années.

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